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01 juillet 2008

HIGELIN, tout simplement...

 

Noyé dans un tourbillon de bulles, transporté au cœur d’une course effrénée, désorganisée… ascension inexorable, le long des parois lisses et transparentes d’un verre de… Champagne ! Plus de logique, plus de repère ! La sensation est angoissante… et pourtant si agréable ! On en redemande… étrange addiction… renversante… qui vous met sans dessus dessous et enivre votre esprit tout entier…

Cette drogue s’appelle Higelin, tout simplement ! Impossible d’en écouter avec modération ! Goûtez-y, revenez-y… Inexplicable phénomène ! Univers impitoyable qui vous saisit et ne vous lâche jamais plus ! Higelin, Higelin… ou comment réveiller la simplicité qui sommeille en chacun de nous, les sentiments les plus purs, les pulsions les plus primaires, toujours encadrées par une raisonnable déraison… Violence, tolérance,  frayeur, chaleur…

Mais comment faire l’apologie de la simplicité dégagée par cet artiste, qui a traversé les âges et dont le cœur et l’âme n’ont pas pris une ride, tout en peignant la démesure des frissons ressentis et de ces  drôles de sensations… électriques ?

Mais comment décrire cette fusion entre le chanteur et son public, ce respect réciproque qui s’impose de lui-même et laisse naturellement près de la mare aux oubliettes les approximations et trous de mémoires, témoins d’une émotion incontrôlée et d’une folie partagée ?

Mais comment parler de l’homme de cœur, mais comment parler de l’humaniste avec un grand H ? Et si Arthur en avait finalement hérité ? Arthur Higelin, Arthur Humaniste…. Allez savoir ? Dans les deux cas, l’héritage est d’une valeur inestimable… c’est le don d’un homme, qui n’était pas un Saint mais que l’on appellera malgré tout frère Jacques… Car il y a quelque chose de sacré chez ce démon de la scène et de la vie… chez ce conteur des scènes de vies…

Alors petit diable aux ailes blanches, continue de nous murmurer ces vérités premières, énoncées par un con… que l’on n’est pas prêt d’oublier !

Non, tu n’es pas une idole, encore moins un Dieu… tu n’es qu’un musicien dérangé !

Pas si dérangé…

 

Yoann GILLET

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