20 octobre 2008

Et si les “porte-flingues” avaient raison ?

Et si les « porte-flingues » avaient raison ? C’est la question légitime que l’on pourrait se poser après avoir assisté à ce ségo-show de la Fraternité. Un show qui peinait à trouver sa place entre le Jamel comédie club et le Mont des Oliviers. Apparaissant tel le Christ, dans un étrange mélange de prêche divin et de stand-up râté, l’ancienne candidate à la présidentielle semblait touchée par la grâce divine… ou par la folie ? A coup d’incantations et de citations pacifiques, le gourou Ségolène s’est adressé à ses adeptes avec la conviction affichée que tous les maux de ce monde se résoudraient au son de la Fraternité !

Le PS est dans la vibe

Ségo ou la cool attitude ! Dans une large toge à hauteur de hanche, relayée par un jean effiloché, la prêtresse du Poitou a suscité le doute. Besoin d’une reconnaissance à tout prix après une série de sondages favorables au maire de Paris, Bertrand Delanoë ? Nécessité de légitimer son retrait officieux de sa candidature au poste de Premier Secrétaire du PS ? Difficile à dire. Mais ce qui est certain, c’est que Ségolène essaie d’être la première dans tous les domaines et sur tous les fronts. Première à annoncer sa candidature au poste de Premier Secrétaire ; première aussi à s’en retirer. Avoir toujours un temps d’avance sur ses meilleurs ennemis du PS, être à la pointe de l’innovation, quitte à tutoyer le ridicule, Ségolène n’a surtout peur de rien. Mais cette stratégie va-t-elle se montrer payante ? Rien n’est moins sûr ! D’abord parce qu’il sera difficile de refaire le coup du 16 novembre 2006 aux vieux éléphants du PS. Difficile également de reconquérir les militants, même en s’imposant comme la nouvelle icône de la Révolution à coup de populisme, de rêve et de démagogie ! Difficile de faire oublier sa défaite sévère aux présidentielles de 2007 face à Nicolas Sarkozy, même si la finaliste tentait de reprendre les rênes le soir même de l’élection sous un faux engouement d’un « Tous ensemble, tous ensemble, ouai, ouai !»

Une fraternité de papier

Mais Ségolène sait où elle va ! Elle va là-haut, là où l’on est vu, là où l’on existe, un peu comme sur cette scène du Zénith que la charmante dame du Poitou-Charentes a transformé, le temps d’un show, en salle de consultation. Car cette fête de la Fraternité, c’était surtout pour Ségolène l’occasion de se prouver à elle-même qu’elle existe encore ! Et à travers le regard de la jeunesse, qui plus est !
Mais sous cette apparente thérapie, l’ex-candidate à la présidentielle n’a rien oublié de ses fondamentaux ! « La clarté dans la confusion » et « la confusion dans la clarté », comme le dirait Simon alias Charles Denner dans le film de Lelouch L’aventure, c’est l’aventure !
Ségolène a mis ses prétentions au frigidaire… oui, mais pour mieux les afficher sur scène. Ségolène en a assez de la guerre fratricide entre les principaux représentants du PS… oui mais la multiplication des sous-entendus et des petites phrases assassines pendant le show n’ont fait que rajouter de l’huile sur le feu ! La question de la présidentielle ne doit pas se poser maintenant, disait Ségolène… et pourtant, qu’il était présent ce fameux soir de la Fraternité le très présidentiel « Désirs d’avenir » !
Ségolène a tout compris ! Exemplaire sur la forme, mais assassine sur le fond ! Et le pauvre François Hollande en a pris lui aussi pour son grade !

Mais a-t-elle si bien joué que cela la rebelle du PS ? A dire vrai, je ne le pense pas… car les plus malins de ce monde ne sont pas tant ceux dont on peut saluer la qualité de la stratégie, mais ceux justement dont on ne s’aperçoit pas de la technique et qui avancent camouflés avant d’apparaître derrière vous par surprise!
Et puis, ce soir là, malgré elle, la Jeanne d’Arc des temps modernes, ainsi qu’elle aime s’y comparer, n’a fait que renforcer la légitimité de son ennemi juré Nicolas Sarkozy ! En peoplisant ainsi la sphère politique, elle ouvre un boulevard de crédibilité à celui qui devait ces temps-ci sans cesse se justifier de son bling-bling exacerbé ! Maintenant, face aux critiques, le président Sarkozy n’aura plus qu’à répondre avec un large sourire : « Vous me parlez de politique spectacle et de Show business ? Allez voir Ségolène, car avant de venir voir l’élève, on passe voir le maître… »

Yoann GILLET

 

12 septembre 2008

POLITIQUEMENT SHOW !

 

 

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La scène politique est à la population ce que le cabaret est à Patrick Sébastien : le plus grand théâtre du monde ! On y joue tous les genres : drame, comédie, tragédie ! Une représentation quotidienne, interprétée par des acteurs divers et variés, de tous courants, de toutes sensibilités… et de toute mauvaise foi !!!

 

 Mais quand les chroniqueurs de Politiquement Show entrent en scène, tout le monde panique côté jardin et côté cour ! Les saltimbanques de la politique se retrouvent nus, sans leurs costumes, déshabillés par la petite troupe d’experts qui ne connait ni langue de bois, ni tendresse ! Et quand s'en mêlent les petits montages indiscrets, qui révèlent au grand jour les conspirations de la nuit, c’est la classe politique toute entière qui s’effrite et s’effraie.

Chaque jeudi soir, Michel Field et ses apôtres font trembler la République dans POLITIQUEMENT SHOW, l’émission incontournable de LCI !

 

Politiquement Show, c’est chaque jeudi soir à 19h10 sur LCI !

(rediffusions le vendredi à 10h10 et 17h, le samedi à 18h et le dimanche à 12h)

 

Yoann GILLET

08 juin 2008

Et si la France redécouvrait sa jeunesse ?

                 
C'est comme si tout à coup, la France redécouvrait sa jeunesse ! Il aura fallu Jean Sarkozy pour que la société puisse enfin réaliser que ce qu'elle appelle communément "les jeunes" ne se résume pas à une entité parfaitement identitifiée, répondant à des critères pré-définis qui dépassent la simple caractéristique de l'âge. "Les jeunes" fument du chichon, "les jeunes" roulent en scooter, "les jeunes" font la teuf sans arrêt, "les jeunes" boivent à outrance. "Les jeunes" s'amusent et draguent les filles... mais "les jeunes" ne font surtout pas de politique ! Pas plus que du journalisme d'ailleurs !
Les Français auraient-ils admis cette idée que la jeunesse n'était plus bonne à rien ? Les Français auraient-ils oublié qu'il y a 2 générations de cela, le jeune travaillait au même âge dans les champs, dans les usines, ou à la sauvette pour gagner trois francs six sous ? Les Français n'auraient-ils toujours pas compris qu'il y a plusieurs jeunesses ? Richard Bohringer déclarait il y a près de trois ans, sur France 5, dans l'émission de Paul Amar "D'un monde à l'autre" : "J'ai l'impression qu'aujourd'hui, on n'aime plus sa jeunesse. Avant, on s'émerveillait d'elle, maintenant, on s'en méfie. Parce que ça fait du bruit la jeunesse !"
Jean Sarkozy n'est sans doute pas le Moïse de la jeune génération ! Mais s'il ne marche par sur l'eau, il marche au moins sur les préjugés et les a priori. Sans être le représentant "des jeunes", ce qui n'aurait d'ailleurs pas grand sens, il en est tout au moins le témoin, à travers les caméras et les interviews. Il en est le témoin, car lorsqu'il se présente devant les journalistes, ces derniers ne voient pas tant Jean Sarkozy, le fils du président, que Jean le post-adolescent. Comme un reproche, dans un mélange de fascination et d'incompréhension, d'étonnement et de dénigrement ! Christophe Hondelatte en reste coi ! "Vous avez déjà fumé ? Êtes-vous pour ou contre le cannabis ?" Voilà la question essentielle qui s'impose au jeune interlocuteur. Le manque de crèches dans le département , à quoi bon aborder ce sujet avec "ce jeune" à peine sorti du jupon de sa mère. Les problèmes d'aménagement du territoire et de voirie ? Mais qu'est-ce qu'il y connait, "ce jeune" ! Non, un jeune, ce n'est pas fait pour penser !
Alors quoi que l'on pense de Jean Sarkozy, quoi que l'on pense de son nom, de son âge, de ses origines, de son style, de ses orientations politiques, il prouve aujourd'hui à la société toute entière par la qualité de ses prestations télévisées, qu'un jeune, après tout, c'est capable de penser, c'est capable de travailler, c'est capable de rêver, c'est capable de s'exprimer... c'est capable d'EXISTER !
Yoann GILLET
                 

05 avril 2008

Bien joué !

Extrait du OUI-NON du mercredi 2 avril  
C'est le style Jean Sarkozy... on aime ou on n'aime pas.
Un peu du papa, beaucoup des médias, il a bossé le jeune conseiller général des Hauts-de-Seine pour en arriver là. Et le résultat se voit.
Un sans faute pour son premier véritable passage sur un plateau politique.
Huit minutes face à Michel Field pour passer en revue les évènements de ces derniers mois. De la désunion avec David Martinon, jusqu'à la baisse dans les sondages du président de la République, Sarkozy le jeune slalome habilement entre les questions, sans pour autant manier la langue de bois. Le discours est clair, la technique est rodée. Jean excèle sur la forme. Prochaine étape : le débat de fond.
Brillera, brillera pas ?
Mais pour l'instant, bien joué !
Yoann GILLET

15 février 2008

Municipales 2008 : oui ou non sur LCI

1664838340.jpgCinq minutes pour répondre, cinq minutes pour convaincre, cinq minutes pour gagner ! Voilà le challenge que doivent relever chaque jour les candidats aux municipales, en duplex des grandes villes où l'enjeu est capital. Bordeaux, Marseille, Nice, en passant par les arrondissements de Paris dans lesquels l'issue est incertaine, vivez avec Michel Field la campagne municipale de la façon la plus authentique qui soit. En répondant par oui ou par non, les candidats choisissent leur camp. Fini la langue de bois !

Pour vivre intensément les municipales comme sur aucune autre chaîne, retrouvez Michel Field dans le Double Oui-Non, du lundi au vendredi, à 18h30, 21h40 et 0h10, sur LCI.

Yoann GILLET

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19 juin 2007

Il l’a fait !

194eb515fd9ad4a832f7301303217529.jpgL’inquiétude le guettait à l’issue du premier tour des législatives, pour ne pas dire le défaitisme ! Et pourtant, avec toute son équipe, il s’est battu, jusqu’au bout, contre le fatalisme. Wielfried Schwartz, le directeur de campagne de Marisol Touraine, a réussi l’exploit de porter la candidate socialiste de la troisième circonscription d’Indre-et-Loire à l’Assemblée nationale. Et le pari relevait presque de la gageure !

 

Le 10 juin, soir du premier tour, les résultats tombent : Marisol Touraine récolte 30% des suffrages exprimés, contre 42% pour son adversaire de l’UMP, Jean-Jacques Descamps. L’ambiance est morose dans le camp socialiste et le jeune Wielfried Schwartz doit supporter le poids de l’échec. Mais la campagne n’est pas terminée et le deuxième tour peut réserver des surprises. L’annonce de la TVA sociale par Jean-Louis Borloo est reçue comme un présage favorable par le jeune socialiste qui saisit l’occasion au vol. Tractage, porte-à-porte et le tour est joué !

 

Les électeurs de Gauche se mobilisent le dimanche 17 juin en se rendant aux urnes, tandis que la Droite , assurée de la victoire, se laisse aller à l’enthousiasme avant l’heure ; un chassé-croisé dans les bureaux de vote qui sera fatal au candidat de Droite, battu à quelque 200 voix d’écart. Avec 50.22% des suffrages exprimés contre 49,78%, Marisol Touraine l’emporte et devient députée d’Indre-et-Loire. A 22 ans seulement, Wielfried Schwartz, étudiant en Droit à l’université de Tours, réussit le tour de force tant attendu et connaît sa première victoire en politique en qualité de directeur de campagne… la première d’une longue série ?

 

Yoann GILLET

15 juin 2007

Jeux de mains, jeux de vilains

56587ba6656bafed199807ab0df4ab33.jpgVous êtes amateurs de « politicboxing » ? Alors bienvenu en Touraine ! On approche de la fin du grand tournoi des législatives et déjà le bilan est lourd dans la première circonscription d’Indre-et-Loire : pas de blessé a priori, mais beaucoup de coups irréguliers, pour ne pas dire de coups bas. C’est le candidat socialiste Jean-Patrick Gille qui risque l’élimination par disqualification, dimanche prochain, lors de la grande finale.

 

Au début de la campagne, première faute et premier carton jaune, la publication sur le blog des jeunes avec JPG d’un jeu douteux, consistant à écraser, à l’aide d’une tapette, des mouches avec la tête de Renaud Donnedieu de Vabres, le principal adversaire du candidat socialiste aux législatives. Un coup bas qui a déclenché une véritable polémique à Tours et qui pourrait bien porter préjudice au candidat finaliste de la Gauche. C’était sans compter sur la deuxième attaque irrégulière de JPG qui, trois jours avant le premier tour, envoyait dans les cordes son rival en rappelant entre autres à l’assistance de son dernier meeting le passé judiciaire du candidat UMP, condamné à verser une amende dans une affaire de blanchiment d’argent.

 

RDDV, lui, a choisi le mépris en guise de respect, refusant de répondre aux attaques du socialiste et menant sa campagne sans faire de vague. Le ministre de la Culture et de la Communication sortant se contente d’en appeler à la mobilisation pour que le président de la République « obtienne la majorité qui lui permettra de gouverner efficacement ».

 

Résultat du premier affrontement : 38,1% des voix pour RDDV contre 31,8% pour JPG. Mais le débat entre les deux hommes sur la chaîne locale TV Tours a remis les pendules à l’heure !

Autre tactique, celle de Guillaume Peltier, qui se faisait passer pour le candidat de la majorité, affirmant son soutien à Nicolas Sarkozy. Objectif, semer le trouble chez les électeurs pour récupérer un maximum de voix. Un tour de passe-passe qui s’est révélé fructueux puisque le candidat du MPF réalise un score honorable en recueillant presque 6% des suffrages exprimés, juste derrière le MoDem conduit par Colette Girard. Preuve que la ruse paie plus que les coups bas, Renaud Donnedieu de Vabres ne lui en a pas tenu rigueur et a même publiquement accepté son soutien, autrement dit les voix des électeurs de Guillaume Peltier, pour le deuxième tour.

Le tournoi n’est pas encore terminé et nous réserve de belles surprises !

Yoann GILLET

17 mai 2007

L’équation infernale !

medium_kouchner_Sarko.jpgTout a une logique ! Tout s’explique ! A chaque problème, une solution ! Voici une équation que je vous propose de m’aider à interpréter, chers amis Internautes.

Majorité à l’Assemblée = ouverture du Gouvernement

Top chrono ! Tic-tac-tic-tac-tic-tac-tic-tac…

BIP

Fin du temps règlementaire.

Vous avez trouvé ? Toujours pas ?

Bon, réfléchissons ensemble. Patrick Devedjian estime que la fidélité n’est pas incompatible avec l’efficacité, dénonçant ainsi l’ouverture au Centre et à Gauche du futur gouvernement de Nicolas Sarkozy. De leur côté, Renaud Donnedieu de Vabres, Hervé Novelli et tous les candidats de l’UMP faisant campagne pour les législatives insistent sur la nécessité, sur le caractère vital de donner au président de la République une majorité pour gouverner efficacement.

Ouverture dans le Gouvernement, mais majorité à l’Assemblée. S’il est impossible de trouver une logique mathématique à ce calcul, c’est peut-être tout simplement parce qu’il s’agit d’une belle esbroufe. Mais prudence, ne crions pas à l'imposture trop vite, le procès d'intention est un recours à bannir, parce que bien trop facile à utiliser. En tout cas, Bernard Kouchner ne s’en plaindra pas, bien évidemment, depuis le temps qu’il en rêvait de ce ministère des Affaires étrangères.

Finalement, à quoi vont servir ces ministres de Gauche et du Centre appelés de ses vœux par Nicolas Sarkozy ? A servir d’alibi pour le grand rassemblement sur lequel l’ex-ministre de l’Intérieur a fondé sa campagne ? La version officielle met davantage l’accent sur les compétences des personnalités pressenties pour un poste de ministre. N’y a-t-il donc pas suffisamment de talents dans la famille de Nicolas Sarkozy ? Entre symbole et pragmatisme, les citoyens devront choisir leur version favorite.

Une chose est sûre, c’est qu’à vouloir rassembler à l’excès, le nouveau président de la République risque de diviser. Diviser sa propre famille politique, mais surtout, et c'est peut-être là l'effet recherché, les centristes et les socialistes qui crient déjà à la trahison au sein de leur camp ! De part et d’autre, les dents commencent à grincer ! Voilà un rassemblement qui est loin de faire l’unanimité… il y a là comme un défaut dans l’énoncé.

Yoann GILLET

16 mai 2007

Le patriotisme « Nouvelle génération »

medium_Sarkozy_patriote.jpgElle est grande l’émotion, quand le nouveau président de la République reste silencieux, méditant sous le chant des partisans, devant la stèle des 35 jeunes résistants assassinés par les traîtres de la Gestapo française. Elle est grande l’émotion, lorsque Nicolas Sarkozy s’en va serrer la main des anciens combattants qu’il salue avec respect, trouvant le réconfort dans le regard affectueux et condescendant de ceux qui, le visage encore affecté par les souvenirs d’une époque tragique, souhaitent bonne chance à celui qui se dit l’héritier de la résistance.

Elle est touchante la maladresse du chef de l’Etat qui, encore peu familier du protocole de la République , se précipite dans une démarche un peu gauche d’un endroit à un autre, selon le parcours prévu à cette occasion.

 

Mal à l’aise avec le protocole et pourtant si friand des symboles qui font la grandeur de la France. Le temps d’une cérémonie, le président de la République a réussi le tour de force de remettre au goût du jour le patriotisme jusqu’alors oublié et de donner un coup de jeune à la tradition par ses hésitations incontrôlées, révélatrices d’une génération nouvelle d’hommes politiques.

 

Aujourd’hui, c’est l’image d’un homme politique fort, fier de ses racines, reconnaissant envers les héros et les martyrs de l’Histoire de France, que nous a offert le nouveau président de la République. Mais c’est aussi le visage de la modernité, de la rupture, de la nouveauté que le chef de l’Etat a voulu incarner.

 

Il y a peu de temps encore, on aurait pu dire que Nicolas Sarkozy était un homme politique moderne, mais patriote. En ce mercredi 16 mai, ce paradoxe semble ne plus exister. Les complexes s’effacent et les valeurs fusionnent. « Vive la France et vive la République  » ne devrait plus être l’affaire exclusive des anciens.

 

Mais le symbole ne fait pas la politique. Si l’émotion était au rendez-vous pour celui qui avait décidé de se laisser porter par les discours et les hommages de ce 16 mai, le pragmatisme et la vigilance sont maintenant de mise pour les semaines et les mois à venir. Non, il n’y pas de honte à s’émouvoir de notre passé ; mais les décisions que le président de la République prendra demain constitueront à la fois le passé, le présent et l’avenir des générations futures. Pour que le passé de la France soit le plus rayonnant possible, avisons-nous de construire, ensemble, la France du présent.

 

Yoann GILLET

08 mai 2007

Les Français ont tranché, vive la démocratie !

Mes chers amis !medium_Sarkozy_president.jpg

Plus de 80% de participation, c'est bien le peuple qui a tranché ! Le suffrage universel a parlé, nous avons un nouveau président de la République. Les uns sont heureux, les autres sont tristes. Ce sont les aléas de la politique. Beaucoup sont en colère pendant que les supporters de Nicolas Sarkozy renouent avec l’espoir. Mais quelles que soient nos positions, à chacune et à chacun, l’heure est maintenant à la vigilance. C’est le devoir de tout citoyen d’être attentif aux faits et gestes de celui ou de celle que nous portons aux plus hautes fonctions pour nous représenter. Attentifs, mais aussi acteurs, donc vigilants mais unis. Quels qu’aient été vos choix lors de cette élection, il est temps de donner une vraie dynamique à notre pays en se retrouvant tous ensemble pour construire l'avenir, notre avenir. Exprimer ses accords ou ses désaccords avec la vision du nouveau chef de l’Etat, c’est indispensable. Mais cela ne doit pas nous empêcher de bâtir et non pas de nous opposer pour faire barrage systématiquement ; notre pays en sortirait trop affaibli. Soyons critiques sans êtres bornés, soyons prudents tout en allant dans le sens du progrès, disons stop quand il le faudra mais sachons dire oui aussi ! Ce que notre cœur nous dicte est parfois en contradiction avec l’objectivité et le pragmatisme qui s’imposent. Soyons justes avec nous-mêmes et honnêtes envers nos convictions profondes. Ne tombons pas dans la caricature et ne nous mentons jamais !

Bon courage mes chers amis ! Si nous travaillons tous ensemble, sans colère, sans haine, sans division, mais avec fougue et détermination, alors nous pourrons nous faire entendre si la politique venait à mal tourner. Mais refusons de crier « Sarkozy fasciste », fuyons les caricatures ! Si c’était le cas, vous le savez très bien, nous aurions déjà tous pris les armes. Le fascisme, c’est terrible ! Et si nous restons chez nous ce soir, c’est que nous n’en sommes pas arrivés là !

Bien à vous !

Yoann GILLET

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