16 septembre 2009

Fête de « l’Huma » : que dire ?

Que dire ? Que dire de la fête de l’Humanité, version 2009 ? Que dire de cette manifestation si populaire, si chaleureuse, abandonnée cette année aux huées et aux sifflets ? Que dire de cette journée de tolérance, d’amitié, de fraternité et d’humanité… lorsqu’elle revêt le cuir noir de l’intolérance et de l’insanité ? Qui sont-ils, ceux qui ont bouté hors de ce grand rassemblement les invités de ce dimanche, pourtant conviés à débattre par les organisateurs communistes ? Une frontière existe, mais où se situe-t-elle ? Quelle est la part de colère légitime à l’égard d’un gouvernement qui peut décevoir, et quelle est la part d’idéologie politique exprimée ? Qui sont ces gens surexcités qui, paraphrasant Nicolas Sarkozy, hurlent « casse-toi pauvre con ! », réduisant au silence deux ministres de la République, Eric Woerth et Frédéric Mitterrand ? Ouvriers écoeurés, salariés « à bout de nerf » ? Ou agitateurs publics qui ont fait de ce rendez-vous traditionnel une zone de « non-droit » pour ceux qu’ils considèrent comme des opposants politiques ? « Mitterrand vendu ! » Qui sont-ils, ces insurgés que personne, pas même les représentants de leur famille politique, ne sont parvenus à calmer ? « Mitterrand social traître ! » Toujours cette vieille rengaine !

Etait-ce l’expression d’un « trop plein » de désir d’humanité ou d’un « trop plein » d’agressivité ? Difficile de juger ! Alors que dire ? Et bien dommage, tout simplement. Dommage, car les débats de la « fête de l’Huma » ont perdu leur sens ! Dommage, car ce flot d’insultes à l’égard des ministres de la Culture et du Budget ont fait le jeu de ceux-là mêmes fustigés par ces quelques militants enragés ! Dommage, car la fête de l’Humanité devient bien malgré elle (je veux dire bien malgré ses organisateurs visiblement dépassés par les évènements) la fête de l’inhumanité à force de se « sectariser » ! Dommage enfin, car l’extrême gauche, au lieu de réaffirmer ses valeurs les plus nobles et de tenter intellectuellement d’exister, continue chaque jour de se caricaturer !

Yoann GILLET

26 mai 2009

Yoann Cambefort, un p'tit journaliste "qu'il ira loin" !

Petit hommage à Yoann (Cambefort) !

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Un article qui signe le début de la gloire ? Un petit clin d'oeil, histoire de rire un peu, à travers cet article d'Elisabeth Lévy sur Causeur, à notre journaliste préféré de Direct 8. (L'article est par ailleurs très intéressant, à propos des motivations des chroniqueurs ou des "invités témoins" dans les émissions télévisées)


Salut à toi l'ami,

Yoann Gillet

Donné, c’est volé

Non à la gratuité gratuite et obligatoire !

(Par Elisabeth Lévy)

C’est pas pour vous raconter ma vie, mais, jeudi dernier, j’ai piqué une grosse colère. Et le plus pénible, c’est que c’était contre moi-même (quand on a une contrariété, il est toujours préférable d’avoir quelqu’un à qui s’en prendre). Alors que je m’apprêtais à passer une délicieuse matinée à lire et à traîner, avec en prime la bonne conscience du travailleur, je me suis rappelé avoir donné mon accord pour participer à “La pause d’actu”, émission quotidienne sur Direct 8, au cours de laquelle deux “invités” (qui sont en fait des chroniqueurs) commentent les sujets du jour. Après que Yoann Cambefort, un jeune homme fort bien élevé, m’eut dit sur tous les tons qu’ils tenaient absolument à m’avoir moi et pas une autre, et qu’il adorait ce que je fais (mon célèbre bœuf mironton ?), j’avais piteusement laissé choir mon fromage et oublié mon principe cardinal : pas de travail non rémunéré. Certes, je n’ai aucune raison de mettre en doute la sincérité des jeunes gens talentueux et sympathiques qui sont aux manettes de cette émission, mais enfin je sais ce que c’est : il faut trouver chaque jour deux bonnes poires qui acceptent de perdre trois heures de leur temps, avec, pour seule rétribution, le fait de passer à la télé – et pas exactement sur TF1. Je sais que leurs handicaps de départ – faible audience de la chaîne, faible notoriété des journalistes – les obligent à ratisser large et à être insistants. Il n’empêche que je m’étais laissé faire. Il faut dire que je n’ai pas de chance : les médias sont peuplés de gens qui se feraient hacher menu plutôt que de m’inviter, et justement ce sont ceux qui payent. Mes “admirateurs” ne sont jamais les décideurs-payeurs. Je me demande bien pourquoi mais ce n’est pas le sujet.

J’étais donc, ce matin-là, dans d’excellentes dispositions jusqu’à ce que cet engagement me revienne en mémoire. Quand Clélie Mathias, présentatrice de l’émission avec Emmanuel Pontneau, m’a fort courtoisement appelée pour discuter des sujets que nous allions traiter, j’ai passé à cette malheureuse fille le savon que j’aurais dû m’infliger à moi-même.

– Je vais venir mais je vous préviens, ça me met hors de moi de travailler sans être payée.
– …
– Vous, vous êtes payée, non ?
– Euh… oui, mais moi je suis salariée de la chaîne.

Que n’avait-elle dit là ! Elle a pris pour tous les autres : les présentateurs payés des fortunes qui vous expliquent que pas d’argent1, les jeunes crétins qui vous font comprendre qu’ils vous font un grand honneur de vous inviter sans avoir une traitre idée de la raison de cette invitation, sans oublier tous les confrères qui, à force d’accepter avec le sourire cette exploitation éhontée, ont fini par la faire passer pour normale. Certes, il m’arrive de céder à la vanité ou aux instances amicales d’un confrère, mais au moins je râle – ce qui me procure la satisfaction de provoquer la stupéfaction de mes interlocuteurs.

Morte de honte de m’être (exceptionnellement) laissée emporter, je me suis tenue à carreau sur le plateau ; d’ailleurs, dans son genre, l’émission est préparée avec sérieux et les invités-chroniqueurs y sont fort bien traités. Tant qu’à travailler gratos, autant aider des jeunes méritants.

On me dira qu’il n’y a pas là de quoi s’énerver. Et pourtant si. Parce que la gratuité n’est plus une exception et que, dans certaines activités, elle est même en passe de devenir la règle. Grâce à Internet, elle serait même, s’enthousiasment certains, le fondement d’une nouvelle “culture” – rien que ça. D’ailleurs, en anglais, ça sonne tellement bien : qui pourrait s’insurger contre la loi du “libre” ? Qui oserait mettre en doute la grandeur d’un acte gratuit ?

Les tribulations de la loi Bruni-Hadopi (ainsi rebaptisée par les bons soins d’un ami) ont attiré l’attention du public sur les mauvaises manières faites aux artistes. “La gratuité, c’est le vol”, proclamait il y a un an Denis Olivennes, l’un des initiateurs du texte – dans le cadre d’Ouverture Sans Frontières, sans doute. D’ailleurs, cette plaisante formule que j’aurais bien voulu avoir trouvée avait un seul défaut, qui était justement son auteur ou plutôt la qualité d’icelui (rien de personnel). À l’époque, il était patron de la FNAC et de mauvais esprits auraient pu penser qu’au-delà de ses excellents principes, Olivennes défendait surtout ses intérêts. Il est vrai que la FNAC n’est pas un vulgaire marchand mais un agitateur d’idées. Pas d’histoires d’argent entre nous.

En tout cas, grâce aux hadopistes, l’idée que la création artistique est un travail qui mérite salaire fait son chemin, même dans les jeunes cerveaux les plus embrumés par les substances illicites et néanmoins payantes. Mais tout le monde, à commencer par toi, cher lecteur, continue à trouver absolument normal que, sur Internet, l’information soit cadeau. Sur ce point précis, je ne saurais donner tort à l’admirable Edwy Plenel. Notre résistant éternel, à la pointe du Combat pour une presse libre, titre de l’ouvrage qu’il est venu, vendredi dernier, vendre sur France Inter dans un grand numéro de nopasaranisme, a courageusement choisi un modèle payant pour son site Médiapart, mais apparemment les Français n’aiment pas la presse libre, en tout cas pas suffisamment pour la payer, et le nombre d’abonnés ne semble pas être à la hauteur des espérances plénéliennes.

Tout cela m’a rappelé la remarque aigre et impérative d’un lecteur à propos de la nouvelle formule de notre (superbe) mensuel : “SCANDALEUX de devoir payé pour des articles ! Publier les ici !!!”, écrivait Gwen. On m’accordera qu’il est bien plus scandaleux encore de torturer la langue française de cette façon. Reste à comprendre ce qui a bien pu mettre dans la tête de Gwen l’idée que les articles poussaient tout seuls et qu’il n’y avait qu’à se baisser pour les ramasser comme des fleurs sauvages. Scandaleux de devoir payer ? Eh bien moi, ce que je trouve sinon scandaleux du moins fâcheux, c’est que Gwen trouve parfaitement normal d’avoir accès gratuitement au fruit du travail d’une bonne quinzaine de personnes. Gwen (et tous ceux, bien trop nombreux, qui pensent comme lui ou elle) imagine peut-être que nous sommes des héritiers ou des êtres particulièrement frugaux se nourrissant de quelques dattes par jour et vivant dans des tentes Quechua sponsorisées par Augustin Legrand. Qu’il le sache, à une ou deux exceptions près que je ne nommerai pas ici, c’est tout-à-fait faux. Un article demande autant de travail, qu’il soit destiné à être publié dans un journal ou sur Internet. Et que les collaborateurs de Causeur que nous ne pouvons pas encore rémunérer le sachent, nous n’en sommes pas fiers.

Dans ces conditions, on peut se demander pourquoi nous n’avons pas, conformément à nos grands principes, opté pour un modèle payant. Tout simplement par réalisme. Nous n’allons pas changer le monde avec nos petits bras et nos jolis cerveaux – en tout cas pas si vite. Un site payant eût été condamné d’avance. Puisqu’on trouve pareil ou presque (des mots et des phrases, tout ça) à trois jets d’url sans avoir à débourser un centime.

Contrairement à ce que l’on répète en boucle, pour s’en désoler ou s’en émerveiller, la culture de la gratuité n’a pas été inventée par et pour Internet, elle est au moins aussi ancienne que la radio privée. L’auditeur d’Europe 1, de RTL et de toutes les stations que l’on appelait autrefois “libres” (nous y revoilà) serait sans doute aussi scandalisé que Gwen si on lui demandait de payer pour écouter. Alors, payer pour lire…

Seulement, sur Europe 1 comme sur Causeur, cette “gratuité” est une entourloupe. Quelqu’un paye, et ce quelqu’un est l’annonceur (sur le papier, car pour l’instant, comme Médiapart et comme les autres, nous vivons sur les fonds investis au démarrage). Pour accéder sans bourse délier aux programmes de radio ou aux “contenus” d’un site, le citoyen accepte d’être exposé à des messages publicitaires qui visent à lui faire lâcher de mille manières l’argent économisé sur notre dos.

On me dira, enfin, que c’est la loi du marché et que je n’ai qu’à fabriquer des fanfreluches, des écrans plats ou des produits amaigrissants plutôt que des articles. “Fais des livres qui se vendent”, m’a lancé un jour un médiacrate à qui je me plaignais de mes maigres émoluments. En somme, si les gens ne sont pas prêts à payer, c’est que ce nous fabriquons n’a pas de valeur – la loi de l’offre et de la demande, c’est simple, non ?

Désolée, mais justement ce n’est pas si simple. On ne m’enlèvera pas de l’idée que la valeur qu’une société accorde au travail intellectuel dit, au moins en partie, la vérité sur cette société. Si le public se contente, en guise de journaux, des catalogues de pub que sont les gratuits, tant pis pour lui et tant pis pour nous. Car, dans ce domaine, le rapport de forces entre producteurs et consommateurs est largement en faveur des seconds, c’est-à-dire vous. Sauf qu’à force de croire et de faire croire que ce travail n’a aucune valeur, plus personne ne voudra s’y coller. Et nous serons tous perdants.

Alors, chers amis causeurs, je n’ai qu’une chose à dire. Abonnez-vous, rabonnez-vous !

 

elisabethlevy.jpgÉlisabeth Lévy est journaliste, rédactrice en chef de Causeur.

30 avril 2009

Génération 18-25 ans : comment sortir du mal-être ?"

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Parce que la nouvelle génération doit se préoccuper de son avenir, renouons avec le débat public ! Je vous convie toutes et tous le mardi 19 mai 2009 au bar l’Annexe, place Jean-Jaurès à Tours, à partir de 19h. Wilfried Schwartz, conseiller municipal de Saint-Pierre-des-Corps, secrétaire fédéral communication PS 37 et Benjamin Philippon, conseiller municipal de Saint-Cyr-sur-Loire, responsable des jeunes UMP 37, débattront avec vous de cette question devenue cruciale en 2009 : "Génération 18-25 ans, comment sortir du mal-être ?". Prévoyez une consommation sur place et surtout n’oubliez pas de venir avec cette furieuse envie de débattre ! A un mois des élections européennes, enrichissons la campagne au-delà des clivages partisans en partageant nos réflexions, en exprimant nos convictions ! C’est à ses débats publics que l’on reconnaît une vraie démocratie ! La parole est à vous, usez-en !

 

Tourangellement vôtre, Yoann GILLET

18 novembre 2008

Laurence Ferrari VS PPDA


Quand street reporter se pose devant la tour TF1, ça donne ça...

20 octobre 2008

Et si les “porte-flingues” avaient raison ?

Et si les « porte-flingues » avaient raison ? C’est la question légitime que l’on pourrait se poser après avoir assisté à ce ségo-show de la Fraternité. Un show qui peinait à trouver sa place entre le Jamel comédie club et le Mont des Oliviers. Apparaissant tel le Christ, dans un étrange mélange de prêche divin et de stand-up râté, l’ancienne candidate à la présidentielle semblait touchée par la grâce divine… ou par la folie ? A coup d’incantations et de citations pacifiques, le gourou Ségolène s’est adressé à ses adeptes avec la conviction affichée que tous les maux de ce monde se résoudraient au son de la Fraternité !

Le PS est dans la vibe

Ségo ou la cool attitude ! Dans une large toge à hauteur de hanche, relayée par un jean effiloché, la prêtresse du Poitou a suscité le doute. Besoin d’une reconnaissance à tout prix après une série de sondages favorables au maire de Paris, Bertrand Delanoë ? Nécessité de légitimer son retrait officieux de sa candidature au poste de Premier Secrétaire du PS ? Difficile à dire. Mais ce qui est certain, c’est que Ségolène essaie d’être la première dans tous les domaines et sur tous les fronts. Première à annoncer sa candidature au poste de Premier Secrétaire ; première aussi à s’en retirer. Avoir toujours un temps d’avance sur ses meilleurs ennemis du PS, être à la pointe de l’innovation, quitte à tutoyer le ridicule, Ségolène n’a surtout peur de rien. Mais cette stratégie va-t-elle se montrer payante ? Rien n’est moins sûr ! D’abord parce qu’il sera difficile de refaire le coup du 16 novembre 2006 aux vieux éléphants du PS. Difficile également de reconquérir les militants, même en s’imposant comme la nouvelle icône de la Révolution à coup de populisme, de rêve et de démagogie ! Difficile de faire oublier sa défaite sévère aux présidentielles de 2007 face à Nicolas Sarkozy, même si la finaliste tentait de reprendre les rênes le soir même de l’élection sous un faux engouement d’un « Tous ensemble, tous ensemble, ouai, ouai !»h_4_ill_1101015_573416.jpg

Une fraternité de papier

Mais Ségolène sait où elle va ! Elle va là-haut, là où l’on est vu, là où l’on existe, un peu comme sur cette scène du Zénith que la charmante dame du Poitou-Charentes a transformé, le temps d’un show, en salle de consultation. Car cette fête de la Fraternité, c’était surtout pour Ségolène l’occasion de se prouver à elle-même qu’elle existe encore ! Et à travers le regard de la jeunesse, qui plus est !
Mais sous cette apparente thérapie, l’ex-candidate à la présidentielle n’a rien oublié de ses fondamentaux ! « La clarté dans la confusion » et « la confusion dans la clarté », comme le dirait Simon alias Charles Denner dans le film de Lelouch L’aventure, c’est l’aventure !
Ségolène a mis ses prétentions au frigidaire… oui, mais pour mieux les afficher sur scène. Ségolène en a assez de la guerre fratricide entre les principaux représentants du PS… oui mais la multiplication des sous-entendus et des petites phrases assassines pendant le show n’ont fait que rajouter de l’huile sur le feu ! La question de la présidentielle ne doit pas se poser maintenant, disait Ségolène… et pourtant, qu’il était présent ce fameux soir de la Fraternité le très présidentiel « Désirs d’avenir » !
Ségolène a tout compris ! Exemplaire sur la forme, mais assassine sur le fond ! Et le pauvre François Hollande en a pris lui aussi pour son grade !
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Mais a-t-elle si bien joué que cela la rebelle du PS ? A dire vrai, je ne le pense pas… car les plus malins de ce monde ne sont pas tant ceux dont on peut saluer la qualité de la stratégie, mais ceux justement dont on ne s’aperçoit pas de la technique et qui avancent camouflés avant d’apparaître derrière vous par surprise!
Et puis, ce soir là, malgré elle, la Jeanne d’Arc des temps modernes, ainsi qu’elle aime s’y comparer, n’a fait que renforcer la légitimité de son ennemi juré Nicolas Sarkozy ! En peoplisant ainsi la sphère politique, elle ouvre un boulevard de crédibilité à celui qui devait ces temps-ci sans cesse se justifier de son bling-bling exacerbé ! Maintenant, face aux critiques, le président Sarkozy n’aura plus qu’à répondre avec un large sourire : « Vous me parlez de politique spectacle et de Show business ? Allez voir Ségolène, car avant de venir voir l’élève, on passe voir le maître… »

 

Yoann GILLET

 

12 septembre 2008

POLITIQUEMENT SHOW !

 

 

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La scène politique est à la population ce que le cabaret est à Patrick Sébastien : le plus grand théâtre du monde ! On y joue tous les genres : drame, comédie, tragédie ! Une représentation quotidienne, interprétée par des acteurs divers et variés, de tous courants, de toutes sensibilités… et de toute mauvaise foi !!!

 

 Mais quand les chroniqueurs de Politiquement Show entrent en scène, tout le monde panique côté jardin et côté cour ! Les saltimbanques de la politique se retrouvent nus, sans leurs costumes, déshabillés par la petite troupe d’experts qui ne connait ni langue de bois, ni tendresse ! Et quand s'en mêlent les petits montages indiscrets, qui révèlent au grand jour les conspirations de la nuit, c’est la classe politique toute entière qui s’effrite et s’effraie.

Chaque jeudi soir, Michel Field et ses apôtres font trembler la République dans POLITIQUEMENT SHOW, l’émission incontournable de LCI !

 

Politiquement Show, c’est chaque jeudi soir à 19h10 sur LCI !

(rediffusions le vendredi à 10h10 et 17h, le samedi à 18h et le dimanche à 12h)

 

Yoann GILLET

08 juin 2008

Et si la France redécouvrait sa jeunesse ?

C'est comme si tout à coup, la France redécouvrait sa jeunesse ! Il aura fallu Jean Sarkozy pour que la société puisse enfin réaliser que ce qu'elle appelle communément "les jeunes" ne se résume pas à une entité parfaitement identitifiée, répondant à des critères pré-définis qui dépassent la simple caractéristique de l'âge. "Les jeunes" fument du chichon, "les jeunes" roulent en scooter, "les jeunes" font la teuf sans arrêt, "les jeunes" boivent à outrance. "Les jeunes" s'amusent et draguent les filles... mais "les jeunes" ne font surtout pas de politique ! Pas plus que du journalisme d'ailleurs !
Les Français auraient-ils admis cette idée que la jeunesse n'était plus bonne à rien ? Les Français auraient-ils oublié qu'il y a 2 générations de cela, le jeune travaillait au même âge dans les champs, dans les usines, ou à la sauvette pour gagner trois francs six sous ? Les Français n'auraient-ils toujours pas compris qu'il y a plusieurs jeunesses ? Richard Bohringer déclarait il y a près de trois ans, sur France 5, dans l'émission de Paul Amar "D'un monde à l'autre" : "J'ai l'impression qu'aujourd'hui, on n'aime plus sa jeunesse. Avant, on s'émerveillait d'elle, maintenant, on s'en méfie. Parce que ça fait du bruit la jeunesse !"
Jean Sarkozy n'est sans doute pas le Moïse de la jeune génération ! Mais s'il ne marche par sur l'eau, il marche au moins sur les préjugés et les a priori. Sans être le représentant "des jeunes", ce qui n'aurait d'ailleurs pas grand sens, il en est tout au moins le témoin, à travers les caméras et les interviews. Il en est le témoin, car lorsqu'il se présente devant les journalistes, ces derniers ne voient pas tant Jean Sarkozy, le fils du président, que Jean le post-adolescent. Comme un reproche, dans un mélange de fascination et d'incompréhension, d'étonnement et de dénigrement ! Christophe Hondelatte en reste coi ! "Vous avez déjà fumé ? Êtes-vous pour ou contre le cannabis ?" Voilà la question essentielle qui s'impose au jeune interlocuteur. Le manque de crèches dans le département , à quoi bon aborder ce sujet avec "ce jeune" à peine sorti du jupon de sa mère. Les problèmes d'aménagement du territoire et de voirie ? Mais qu'est-ce qu'il y connait, "ce jeune" ! Non, un jeune, ce n'est pas fait pour penser !
Alors quoi que l'on pense de Jean Sarkozy, quoi que l'on pense de son nom, de son âge, de ses origines, de son style, de ses orientations politiques, il prouve aujourd'hui à la société toute entière par la qualité de ses prestations télévisées, qu'un jeune, après tout, c'est capable de penser, c'est capable de travailler, c'est capable de rêver, c'est capable de s'exprimer... c'est capable d'EXISTER !
Yoann GILLET

21 mai 2008

LA TERRE EN HÉRITAGE : QUEL AVENIR POUR NOS ENFANTS ?

1786433179.jpgLa Terre , enjeu principal des années à venir pour le développement de l'espèce humaine. La Terre , terrain de jeu, la Terre champ de bataille, la Terre défouloir... et la Terre , terre d'espoir. C'est bien dans cette optique d'espoir que le club réponse a décidé d'organiser cette grande conférence autour de cette question, plus que jamais d'actualité, devenue priorité nationale avec le Grenelle de l'environnement : quelle planète pour nos enfants ? Le 6 décembre dernier, à Tours, le professeur Jean-Marie Pelt a tenté d'apporter aux nombreux praticiens présents dans l'assemblée plus qu'une réponse, une réflexion collective et responsable sur l'avenir que nous voulons pour les futures générations.


Si la question du devenir de la planète et des générations futures se pose, c'est parce que les manifestations alarmantes se font ressentir chaque année un peu plus. Du réchauffement climatique à la pollution, en passant par la contamination de la nourriture, la Terre est mise à rude épreuve… et l'homme aussi. Le professeur Jean-Marie Pelt tire la sonnette d'alarme ; pour autant, l'heure n'est pas au mea culpa, mais à l'action et à la réflexion collectives. Comment renverser cette tendance inquiétante? Et surtout, l'homme peut-il inverser cette tendance ? L'activité humaine est-elle la seule source de tous ces maux ? N'entrons-nous pas tout simplement dans une nouvelle ère, dans un nouveau cycle, comme il y en eu régulièrement durant ces milliards d'années ?

L’Optimum médiéval avait fait suffoquer la France

Certes, tout le monde garde en mémoire la tempête de 1999, qui avait coûté la vie à 90 personnes en France et dévasté plus de 500.000 hectares de forêt. Mais des évènements inattendus et particulièrement violents, il y en eu d'autres par le passé. Ce fut le cas entre l'an 900 et 1300. "L'optimum médiéval" avait déjà fait suffoquer la France. Personne ne parlait alors de pollution ni de gaz à effet de serre.
Cependant, si les scientifiques sont inquiets aujourd'hui, c'est parce que l'intensité du phénomène climatique en cours semble sans précédent. Il ne s'agirait pas de quelques dixièmes de degrés supplémentaires, comme ce fut le cas durant "l'optimum médiéval". La Terre , qui s'est déjà réchauffée de 0,80 degrés au cours du 20e siècle, pourrait voir le mercure monter de 2 à 6 degrés supplémentaires d'ici 2100, ce qui est considérable. A l'échelle planétaire, le réchauffement climatique risque d'être à l'origine de sécheresses et de famines. Premières victimes de ces profonds changements, les pays pauvres. Une sécheresse de plus en plus intense qui raréfie les nappes d'eau et donc l'accès à l'eau potable, vitale pour les populations. L'inégalité face aux changements climatiques, source des conflits d'aujourd'hui et de demain ; la guerre de l'eau, la guerre du territoire, avec la raréfaction des terres, submergées par les mers qui gonflent au gré de la fonte des glaces. Une population humaine de plus en plus nombreuse pour moins d'eau potable et moins d'espace vital. Autant de pronostics inquiétants pour le siècle à venir.
Mais le réchauffement climatique n'est pas seul en cause. Le pillage des ressources naturelles pourrait également avoir des conséquences sur l'environnement : pénurie de pétrole et flambée des prix, crises économiques et conflits, maladies liées aux pollutions....
Le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec) explique dans son dernier rapport que l'ordre du monde pourrait même être bouleversé d'ici sept ans. La vitesse de la fonte des glaces de l'Arctique, entre autres, laisse craindre une mutation particulièrement rapide des conditions climatiques. C'est pour cette raison que le professeur Pelt se pose légitimement la question de la responsabilité de l'homme dans le réchauffement de la planète et les différentes mutations de l'environnement.


« Si l'homme est acteur en mal, il peut l'être en bien »


Vraisemblablement, l'homme n'est pas le seul responsable, mais pour Jean-Marie Pelt, ces changements brutaux engagent les citoyens à prendre des mesures draconiennes rapidement. « Si l'homme est acteur en mal, il peut l'être en bien » et contribuer tout au moins à ralentir ce phénomène de réchauffement climatique. C'est sur cette hypothèse que se fonde la "politique écolo" pour justifier le combat quotidien contre la gaspille et la pollution. D'ici dix ou vingt ans, si l'on en croit les experts, peut-être sera-t-il trop tard pour enrayer le réchauffement climatique ou du moins s'y adapter sans trop d'à-coups. Pour cela, le professeur Pelt pose le principe d'une responsabilité commune et insiste sur la nécessité d'une action collective positive, pour tenter de compenser le comportement individualiste des hommes du 20e, qui ont joui des ressources de la Terre sans compter, en en usant toujours plus et en produisant sans retenue tous ces gaz à effets de serre « que l'on suspecte d'être en partie responsable du réchauffement de la planète ».
Un individualisme qui tend malgré tout à s'effacer progressivement, face à l'urgence de la situation. « Pour la première fois, on pense aux générations futures, s'enthousiasme le professeur Pelt. » Le Grenelle de l'environnement et le protocole de Kyoto illustrent cette prise de conscience. Les énergies renouvelables, qui alimentent le débat public, représentent une source d'espoir et une réponse partielle à la question du réchauffement climatique. Jean-Marie Pelt salue d'ailleurs l'action de la chancelière allemande : « Madame Merkel a pris cette décision incroyable de passer de 20 à 30 % d'électricité venant d'énergies renouvelables en 2020. On ne cesse de nous rabâcher que les énergies renouvelables ne représentent que 2 % de l’énergie et que ça ne pèse pas. Nous avons ici la preuve du contraire. » Un espoir pour Jean-Marie Pelt qui se veut pragmatique : « Si on réduit la production de gaz à effet de serre, on va réduire la consommation des combustibles fossiles, donc on va faire des économies; faire des économies et faire de l'écologie, deux notions qui ne font pas forcément mauvais ménage. »

 

« Si l'abeille venait à disparaître, l'homme n'aurait plus que 5 ans à vivre » A. Einstein

Se comporter en "écolo", une attitude qui ne doit pas être considérée comme une tare. Pour le professeur Pelt, avoir l'esprit vert, c'est être conscient du rôle que la nature joue pour l'homme. Etre à l'écoute de la nature pour mieux anticiper le sort de l'espèce humaine ; la faune est bien souvent le premier indicateur des mutations de ce monde. Albert Einstein disait que « si l'abeille venait à disparaître de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que 5 années à vivre ». Hors de récentes études tendent à démontrer que les abeilles se portaient mal l'hiver dernier. En cause, la disparition de certaines espèces de fleurs qui a contraint les abeilles à se rabattre vers les champs de maïs, beaucoup moins nourrissants et chargés de pesticides. A défaut d'annoncer la fin de l'humanité, la disparition des abeilles auraient néanmoins des conséquences catastrophiques, à commencer par la disparition des fruits, par l'absence de pollinisation, privant ainsi l'homme d'un aliment précieux, particulièrement protecteur contre le cancer et toutes les maladies dégénératives.
En plus de participer au réchauffement climatique, l'homme détruit donc la faune et la flore, mais aussi le microcosme qu'est son corps et cela toujours au nom du sacro-saint principe du « produire toujours plus ». Dans un siècle, « la nature sera une sorte de réservoir que l'on aura vidé de ses ressources. Elle devient un dépotoir que nous remplissons de déchets », déplore le professeur. En ce sens, la responsabilité de l’homme dans la dégradation de l'environnement, donc de la planète, est incontestable. Jean-Marie Pelt se pose alors la question : « Y a-t-il un lien entre le bonheur et le progrès ? » 
La réponse se trouve en partie dans la publication des chiffres sur le cancer. En 2005, pour la première fois en France, il y a eu plus de morts par cancer que par maladies cardio-vasculaires, soit 155 000 morts. Sachant que 25 000 personnes meurent d'un cancer du poumon, entre autres à cause du tabac, il faut chercher ailleurs les causes des 130 000 décès par cancers restants. Certes, la population vieillit, donc les cancers sont plus menaçants au fil de l'âge. Cependant, de plus en plus de gens meurent jeunes du cancer.

Les pesticides féminisent la nature


Quelque 100 000 molécules, mises sur le marché sans être testées au préalable quant à leur impact sur la santé, sont aujourd'hui suspectées d'être responsables de cette augmentation du taux de cancer en France. Certaines d'entre elles sont même répertoriées comme étant notoirement cancérigènes, parmi lesquelles les pesticides. Des pesticides dont les conséquences néfastes seraient multiples. Ces molécules miment les effets des hormones femelles, donc féminisent la nature. Dans les lacs et les rivières fortement exposés à la pollution et aux pesticides, les poissons se reproduisent de moins en moins. Le problème est identique dans les airs, pour les oiseaux qui se nourrissent des graines traitées dans les champs. L'homme non plus n'est pas épargné. Une étude menée au Danemark en 1992 montre que le sperme des Danois contient 50% de spermatozoïdes en moins que celui de leurs grands-parents. Par ailleurs, le cancer du testicule augmente au fil du temps et chaque année, la stérilité progresse de 1%. « Aujourd’hui, mieux vaut naître fille que garçon, souligne avec humour le professeur Pelt. » Pour remédier en partie à cela, il faudrait tout simplement réduire sérieusement l'utilisation de pesticides. Facile à dire, difficile à faire entrer dans les mentalités... et surtout dans la logique économique.

 

« Le développement durable, c’est léguer aux générations futures une terre respirable »

Tant que la compétition durera, la lutte contre la pollution, quelle qu'elle soit, sera difficile. Mais si l'on part du principe que l'homme n'est en réalité que le reflet de la nature, alors tout est possible. Car dans la nature, il y a aussi de la compétition pour vivre ou survivre. Mais il y a aussi de la coopération. La forêt en est le plus bel exemple. Dans le sol, sur les racines des arbres, les petits filaments microscopiques de champignons, anastomoses, permettent aux géants des bois de se nourrir. Ils vont chercher l'ion phosphate que les racines des arbres ne savent pas puiser dans le sol ; du phosphate dont l'arbre à besoin pour fabriquer son ADN. Sans les anastomoses, il n'y aurait pas d'arbre. Mais ce champignon microscopique, qui vit dans l'obscurité et qui n'a pas de chlorophylle, ne sait pas se nourrir, donc ne sait pas fabriquer de la matière vivante. L'arbre lui envoie alors par la racine les substances qu'il synthétise dans ses feuilles. Ainsi, dans une parfaite complémentarité, le champignon nourrit l'arbre en éléments minéraux et l'arbre nourrit le champignon en éléments organiques. Mais les anastomoses mettent également en contact des racines d'arbres différents. De fait, le petit arbre, privé de lumière par son puissant voisin et donc a priori condamné à une mort certaine, va se servir des champignons microscopiques pour puiser une partie de la nourriture du grand arbre envahissant. « C'est le même principe que les restos du cœur », s'amuse Jean-Maire Pelt. Une solidarité naturelle qui s'impose aussi à l'homme et qui a permis de donner naissance au concept de développement durable. "Le développement durable, explique le professeur, c'est léguer aux générations futures une terre avec des ressources et une terre sur laquelle on pourra respirer et trouver de l'eau potable. » Hors, ce développement ne restera qu'un mythe si l'homme continue de polluer et si la Terre poursuit son réchauffement climatique. Polluer moins et préserver l'énergie, c'est l'objectif du protocole de Kyoto. Se nourrir en toute sécurité, sans se condamner, c'est une des priorités annoncées du Grenelle de l'environnement.
La seule question qui reste en suspend : l'homme sera-t-il prêt à temps ?

Yoann GILLET

02 mai 2008

Demain j'arrête !

Coup de coeur pour ce jeune artiste ! Derka, un rappeur pas comme les autres qui casse le cliché du rap agressif et contestataire. Les petites histoires du quotidien inspirent sa musique... mais aussi les débats qui agitent la société.
Sans prosélytisme et avec humour, Derka tourne en dérision les réalités qui dérangent !
"Demain j'arrête !", le clip qui a provoqué un véritable buzz sur le Net... attention, sujet brûlant : la cigarette !
Yoann GILLET

05 avril 2008

Bien joué !

Extrait du OUI-NON du mercredi 2 avril  
C'est le style Jean Sarkozy... on aime ou on n'aime pas.
Un peu du papa, beaucoup des médias, il a bossé le jeune conseiller général des Hauts-de-Seine pour en arriver là. Et le résultat se voit.
Un sans faute pour son premier véritable passage sur un plateau politique.
Huit minutes face à Michel Field pour passer en revue les évènements de ces derniers mois. De la désunion avec David Martinon, jusqu'à la baisse dans les sondages du président de la République, Sarkozy le jeune slalome habilement entre les questions, sans pour autant manier la langue de bois. Le discours est clair, la technique est rodée. Jean excèle sur la forme. Prochaine étape : le débat de fond.
Brillera, brillera pas ?
Mais pour l'instant, bien joué !
Yoann GILLET

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