22 avril 2009
Wilfried Schwartz, Tourangeau engagé
Vous aimez la politique, vous aimez la ville de Tours, alors rendez-vous sur le blog de Wilfried Schwartz, un jeune élu tourangeau, dynamique et engagé, qui sait faire entendre sa voix et affirmer ses valeurs, au-delà de ses couleurs !
Yoann GILLET
Retrouvez Wilfried Schwartz sur son blog à l'adresse suivante : wilfried-schwartz.blogspot.com
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20 octobre 2008
Et si les “porte-flingues” avaient raison ?
Et si les « porte-flingues » avaient raison ? C’est la question légitime que l’on pourrait se poser après avoir assisté à ce ségo-show de la Fraternité. Un show qui peinait à trouver sa place entre le Jamel comédie club et le Mont des Oliviers. Apparaissant tel le Christ, dans un étrange mélange de prêche divin et de stand-up râté, l’ancienne candidate à la présidentielle semblait touchée par la grâce divine… ou par la folie ? A coup d’incantations et de citations pacifiques, le gourou Ségolène s’est adressé à ses adeptes avec la conviction affichée que tous les maux de ce monde se résoudraient au son de la Fraternité !
Le PS est dans la vibe
Ségo ou la cool attitude ! Dans une large toge à hauteur de hanche, relayée par un jean effiloché, la prêtresse du Poitou a suscité le doute. Besoin d’une reconnaissance à tout prix après une série de sondages favorables au maire de Paris, Bertrand Delanoë ? Nécessité de légitimer son retrait officieux de sa candidature au poste de Premier Secrétaire du PS ? Difficile à dire. Mais ce qui est certain, c’est que Ségolène essaie d’être la première dans tous les domaines et sur tous les fronts. Première à annoncer sa candidature au poste de Premier Secrétaire ; première aussi à s’en retirer. Avoir toujours un temps d’avance sur ses meilleurs ennemis du PS, être à la pointe de l’innovation, quitte à tutoyer le ridicule, Ségolène n’a surtout peur de rien. Mais cette stratégie va-t-elle se montrer payante ? Rien n’est moins sûr ! D’abord parce qu’il sera difficile de refaire le coup du 16 novembre 2006 aux vieux éléphants du PS. Difficile également de reconquérir les militants, même en s’imposant comme la nouvelle icône de la Révolution à coup de populisme, de rêve et de démagogie ! Difficile de faire oublier sa défaite sévère aux présidentielles de 2007 face à Nicolas Sarkozy, même si la finaliste tentait de reprendre les rênes le soir même de l’élection sous un faux engouement d’un « Tous ensemble, tous ensemble, ouai, ouai !»
Une fraternité de papier
Mais Ségolène sait où elle va ! Elle va là-haut, là où l’on est vu, là où l’on existe, un peu comme sur cette scène du Zénith que la charmante dame du Poitou-Charentes a transformé, le temps d’un show, en salle de consultation. Car cette fête de la Fraternité, c’était surtout pour Ségolène l’occasion de se prouver à elle-même qu’elle existe encore ! Et à travers le regard de la jeunesse, qui plus est !
Mais sous cette apparente thérapie, l’ex-candidate à la présidentielle n’a rien oublié de ses fondamentaux ! « La clarté dans la confusion » et « la confusion dans la clarté », comme le dirait Simon alias Charles Denner dans le film de Lelouch L’aventure, c’est l’aventure !
Ségolène a mis ses prétentions au frigidaire… oui, mais pour mieux les afficher sur scène. Ségolène en a assez de la guerre fratricide entre les principaux représentants du PS… oui mais la multiplication des sous-entendus et des petites phrases assassines pendant le show n’ont fait que rajouter de l’huile sur le feu ! La question de la présidentielle ne doit pas se poser maintenant, disait Ségolène… et pourtant, qu’il était présent ce fameux soir de la Fraternité le très présidentiel « Désirs d’avenir » !
Ségolène a tout compris ! Exemplaire sur la forme, mais assassine sur le fond ! Et le pauvre François Hollande en a pris lui aussi pour son grade !

Mais a-t-elle si bien joué que cela la rebelle du PS ? A dire vrai, je ne le pense pas… car les plus malins de ce monde ne sont pas tant ceux dont on peut saluer la qualité de la stratégie, mais ceux justement dont on ne s’aperçoit pas de la technique et qui avancent camouflés avant d’apparaître derrière vous par surprise!
Et puis, ce soir là, malgré elle, la Jeanne d’Arc des temps modernes, ainsi qu’elle aime s’y comparer, n’a fait que renforcer la légitimité de son ennemi juré Nicolas Sarkozy ! En peoplisant ainsi la sphère politique, elle ouvre un boulevard de crédibilité à celui qui devait ces temps-ci sans cesse se justifier de son bling-bling exacerbé ! Maintenant, face aux critiques, le président Sarkozy n’aura plus qu’à répondre avec un large sourire : « Vous me parlez de politique spectacle et de Show business ? Allez voir Ségolène, car avant de venir voir l’élève, on passe voir le maître… »
Yoann GILLET
16:52 Publié dans EN DIRECT AVEC LA POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yoann gillet, ségolène royal, lci, ps fraternité
08 mai 2007
Les Français ont tranché, vive la démocratie !
Mes chers amis !
Plus de 80% de participation, c'est bien le peuple qui a tranché ! Le suffrage universel a parlé, nous avons un nouveau président de la République. Les uns sont heureux, les autres sont tristes. Ce sont les aléas de la politique. Beaucoup sont en colère pendant que les supporters de Nicolas Sarkozy renouent avec l’espoir. Mais quelles que soient nos positions, à chacune et à chacun, l’heure est maintenant à la vigilance. C’est le devoir de tout citoyen d’être attentif aux faits et gestes de celui ou de celle que nous portons aux plus hautes fonctions pour nous représenter. Attentifs, mais aussi acteurs, donc vigilants mais unis. Quels qu’aient été vos choix lors de cette élection, il est temps de donner une vraie dynamique à notre pays en se retrouvant tous ensemble pour construire l'avenir, notre avenir. Exprimer ses accords ou ses désaccords avec la vision du nouveau chef de l’Etat, c’est indispensable. Mais cela ne doit pas nous empêcher de bâtir et non pas de nous opposer pour faire barrage systématiquement ; notre pays en sortirait trop affaibli. Soyons critiques sans êtres bornés, soyons prudents tout en allant dans le sens du progrès, disons stop quand il le faudra mais sachons dire oui aussi ! Ce que notre cœur nous dicte est parfois en contradiction avec l’objectivité et le pragmatisme qui s’imposent. Soyons justes avec nous-mêmes et honnêtes envers nos convictions profondes. Ne tombons pas dans la caricature et ne nous mentons jamais !
Bon courage mes chers amis ! Si nous travaillons tous ensemble, sans colère, sans haine, sans division, mais avec fougue et détermination, alors nous pourrons nous faire entendre si la politique venait à mal tourner. Mais refusons de crier « Sarkozy fasciste », fuyons les caricatures ! Si c’était le cas, vous le savez très bien, nous aurions déjà tous pris les armes. Le fascisme, c’est terrible ! Et si nous restons chez nous ce soir, c’est que nous n’en sommes pas arrivés là !
Bien à vous !
Yoann GILLET
00:15 Publié dans EN DIRECT AVEC LA POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Yoann GILLET, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Paul Amar, Elkabbach, France 5, Europe 1
25 avril 2007
URGENT : pour Bayrou, c'est Royal !
François Bayrou manie l'ironie : "Je commence à savoir ce que je ne ferai pas ! [...] Si vous réfléchissez, vous devriez arriver à une conclusion !" Tout au long de la conférence de presse, François Bayrou exprime à peine à demi-mot son inquiétude sur le danger que Nicolas Sarkozy pourrait représenter pour la démocratie française en évoquant "sa façon de gouverner et sa conception du pouvoir", tandis qu'il évoque simplement ses désaccords avec le programme économique de Ségolène Royal. Son discours d'aujourd'hui est clair, le leader de l'UDF appelle ses électeurs à voter librement, tout en leur laissant comprendre que Ségolène Royal serait un moindre danger !
Yoann GILLET
16:30 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Yoann GILLET, UDF, François Bayrou, Paul Amar, Sarkozy, Ségolène Royal
26 mars 2007
Identité nationale : de qui, de quoi ?
J’aimerais, chers amis bloggers, vous faire part de mon sentiment sur l’actualité de la fameuse identité nationale. Une actualité inquiétante. Inquiétante, non pas parce qu’il est honteux ou criminel de manifester une certaine fierté de se sentir Français, bien au contraire. Le « patriotisme » n’est pas, selon moi, un gros mot et la Droite nationale n’en a pas le monopole. Le patriotisme, l’amour de la France , c’est ce qui a motivé les résistants de la Seconde guerre mondiale à combattre le fascisme en sacrifiant souvent leur vie au nom de la liberté du peuple français, au temps d’une occupation allemande inhumaine, en témoigne l’émotion avec laquelle en ont toujours parlé mes grands-parents.
Le patriotisme, selon le Grand Larousse universel, c’est l’attachement sentimental à son pays, à sa patrie, se manifestant par la volonté de le défendre, de le promouvoir. A titre de comparaison, le nationalisme, toujours selon le Grand Larousse universel, est une théorie politique qui affirme la prédominance de l’intérêt national par rapport aux intérêts des classes et des groupes qui constituent la nation ou par rapport aux autres nations de la communauté internationale. La différence n’est pas évidente et pourtant il y en a une, voire plusieurs. L’un, le patriotisme, appartient davantage au champ lexical du sentiment, de l’émotion. L’autre, le nationalisme, est rattaché au domaine politique, idéologique. L’un consiste à mettre en avant son pays et les individus qui le constituent et qui le construisent chaque jour. L’autre, le nationalisme, place le pays au-dessus des individus, parfois au mépris des conditions de travail et de vie des uns ou des autres et consiste à exploiter à n’importe quel prix les ressources, qu’elles soient humaines ou naturelles, au profit de la grandeur de la nation, de son rayonnement. La synthèse est rapide, les historiens doivent rager, mais les deux principales orientations qui différencient ces deux notions sont là.
A titre personnel, je dis donc oui au patriotisme et non au nationalisme. Derrière l’identité nationale de Nicolas Sarkozy, avec son ministère de l’immigration et de l’identité, et le drapeau « bleu, blanc, rouge » de Ségolène Royal, il s’agit bien, à mon avis, de patriotisme et non pas de nationalisme. Pourquoi alors tant d’inquiétude de ma part ? Mon inquiétude dépasse les idées des candidats et s’attache plutôt à un phénomène de société qui me parait bien plus grave. L’identité nationale est, selon moi, indispensable. Indispensable, d’abord pour une question de repères, car chaque individu a besoin de savoir où il se trouve, qui il est, pour qui et pourquoi il travaille. Indispensable, car elle se porte garante d’une culture, de traditions, d’un patrimoine, de valeurs. Certains se disent « citoyens du monde ». Très jolie formule et très belle pensée, à laquelle j’adhère par le cœur mais pas par la raison, car si vous demandez à ces « citoyens du monde » ce qui leur plait dans ce concept libérateur, c’est bien souvent la notion de rencontre, de diversité, de partage. Mais ce qu’on a tendance à oublier, c’est la manière dont cette diversité, ces différences ont vu le jour. Ces différences, ces particularités, qui font d’un Français un Français, d’un Italien un Italien, d’un Congolais un Congolais ou d’un Chinois un Chinois, sont bien le fruit d’une histoire, de valeurs portées par les peuples et transmises de génération en génération. Que partager si nous n’avons de différences ? Que découvrir si chaque pays se ressemble ? Seule la nation et son peuple, avec les mœurs et les coutumes propres à chaque pays, permettent cette diversité, ce panel de cultures qui motivent notre soif de découverte et de rencontre.
Ce qui devient problématique, c’est lorsque des personnalités politiques sont obligées de faire appel à un sentiment, de demander aux Français d’aller chercher ce sentiment au plus profond d’eux-mêmes ou à travers des gadgets tels que le drapeau tricolore. Un sentiment que l’on essaie, durant cette campagne, de fabriquer à nouveau, d’imposer, de « faire rentrer dans la caboche de gré ou de force ». Pourtant, là ou certains voudraient voir un sentiment, il n’y a en réalité qu’obéissance et tactique politique. Demandez à vos partisans de sortir un drapeau, même s’il ne s’agit que d’une métaphore, et vous faites alors passer un mot d’ordre, une consigne, afin de donner l’illusion d’une solidarité, en réalité montée de toute pièce. Ce sont les évènements qui font les émotions, entraînant ensuite des sentiments. Plongez un homme dans la misère, il éprouvera sans doute un sentiment de rejet, d’injustice. Observez un homme au cœur d’une grande manifestation spontanée, sous les drapeaux, sous les slogans, comme Mai 68, son émotion sera si forte qu’il aura le sentiment de partir à la guerre contre l’ennemi, fier et invincible. Mais donnez un drapeau français à un homme, dites lui de l’agiter et vous verrez si l’exaltation du patriotisme est au rendez-vous.
Ce que nos responsables politiques semblent ne pas comprendre, c’est qu’il ne s’agit pas de porter ostensiblement le patriotisme, afin de rivaliser avec les nationalistes de la droite extrême. Il s’agit de l’incarner en redonnant confiance aux Français. En redonnant confiance au citoyen, on lui redonne de l’espoir ; en lui donnant de l’espoir, on lui donne du courage ; en lui donnant du courage, on lui donne goût à l’effort et à l’investissement personnel, qui feront de lui un individu utile à la société, sortant de l’anonymat, connu et reconnu. Et un individu récompensé par la reconnaissance de son travail, de son statut, un individu qui se sent utile, c’est un individu qui retrouve son identité nationale, qui ressent le respect de son pays à son égard et qui à son tour s’émeut pour son pays, le respecte et se sent pousser des ailes pour participer à la construction de celui-ci. Le respect de l’individu conduit au patriotisme. Encourager, respecter et reconnaître ses efforts, c’est lui donner l’envie de se battre pour un pays qu’il estime juste. C’est le contraire de l’assistanat et paradoxalement c’est aussi le contraire de l’exploitation. L’assistanat, c’est donner sans retour, c’est la consommation des richesses et des avantages sans participer à la création de ces richesses et de ces avantages. L’exploitation, c’est user un homme pour faire des profits en lui redistribuant quelques miettes pour acheter son silence.
Alors, chers responsables politiques, ne mettez pas la charrue avant les bœufs ! Ecoutez, mais sans oublier d’agir, regagnez la confiance des Français, respectez leur travail et récompensez-les, vous aurez des citoyens amoureux de la France qui brandiront le drapeau tricolore de l’amour de la patrie et le drapeau bleu étoilé de la fraternité entre les peuples ; l’Europe des nations et non pas la nation européenne qui gomme les différences entre les peuples et qui ne tient pas compte des spécificités des Etats !
Yoann GILLET
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05 mars 2007
Une éléphante, ça trompe énormément !
A ce stade, faisons le point : elle voulait le rassemblement avec les éléphants, mais ce n’est pas elle qui les a rappelés ! Bon, maintenant, essayons de comprendre en émettant des hypothèses. Première hypothèse, la potentielle future présidente de la République française possède des dons de télépathie et a réussi à faire passer le message à Lionel, Dominique et Laurent par le canal surnaturel, auquel cas le sujet Ségolène Royal pourrait bien intéresser l’ami Dechavanne dans son émission sur les phénomènes étranges. Seconde hypothèse, les éléphants du PS fonctionnent à l’instinct et ont senti que la belle Ségolène les rappelait auprès d’elle. Et c’est cette hypothèse, basée sur l’instinct, que je retiendrai en priorité. Julien Dray, docteur d’un jour spécialisé en zoologie, vient confirmer ma théorie, lui qui a eu l’occasion d’étudier le comportement des éléphants aux côtés de Yann Arthus Bertrand.
« Yann Arthus Bertrand, déclare-t-il, m’a expliqué que dans les troupeaux d’éléphants, ce qui vertèbre le troupeau, c’est la femelle. Les mâles, souvent, s’éloignent du troupeau, ils s’en vont. Et ce qui permet de maintenir l’unité du troupeau, c’est la femelle. Et pourquoi la femelle ? Parce que c’est elle qui distribue l’amour ! »
Je suis sûr que vous n’y aviez jamais pensé ! Moi non plus ! Ségolène, c’est l’éléphante qui distribue l’amour et qui, en jouant de son sex appeal visiblement efficace, attire vers elle la horde sauvage de mâles socialistes de tous âges et de tous temps, affamés, en mal d’amour !
Merci Julien Dray de cet éclairage nécessaire qui nous permet de mieux comprendre le retour des éléphants. Voilà l’origine de ce rassemblement voulu par Ségolène. Voulu, mais un peu subi. Subi car, comme nous l’explique Monsieur le conseiller spécial qui laisse de côté cette fois-ci l’analyse zoologique pour en revenir à un pragmatisme plus politique, la candidate du PS tient par-dessus tout à éviter les rancoeurs et les médisances. C’est donc sous la contrainte et dans un esprit d’unité, illusoirement consolidé par un ciment de faux-semblants, que le rassemblement du PS a pu s’effectuer, à la surprise générale des citoyens français. Un rassemblement de forme et non de fond. C’est en tout cas ce qui ressort de l’analyse avertie de Julien Dray qui a sans doute, le temps d’une émission, oublié de servir la cause de son parti.
Mais la vérité est peut-être ailleurs. Ségolène Royal est a priori la seule à connaître ses véritables motivations pour ce grand rassemblement. Ne préjugeons de rien et attendons sa version, peut-être moins… éléphantesque !
Yoann GILLET
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28 février 2007
Royal-Sarkozy : prémices d'un débat houleux ?
Si mes sources sont exactes, Paul Amar est le premier journaliste à avoir organisé un débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.
Plantons le décor : 21 mars 1993, spéciale soirée électorale sur France 2, à l'occasion des législatives, émission présentée par Paul Amar. Nicolas Sarkozy, venant tout juste d'être réélu député RPR des Hauts-de-Seine et Ségolène Royal alors Ministre de l'environnement (corrigez-moi si je me trompe), s'affrontent sur la question de l'alternance. La socialiste dénonce le caractère autoritaire du RPR, tandis que le Gaulliste s'en prend au "discours de haine" qui vise selon lui son parti. Il y a 14 ans, Nicolas et Ségolène ne manquaient pas d'énergie, de vigueur et de liberté de ton. Qu'en est-il en 2007, à l'aube des élections présidentielles ? Les rivaux se respectent toujours aussi peu. Le candidat de l'UMP, lui, a pourtant décidé d'essayer de critiquer le moins possible son adversaire, afin de ne pas entrer dans un conflit de personnes et surtout de faire bonne figure. La conquérente du Poitou et nouvelle chouchoute du PS, elle, ne manque pas une occasion de cracher sur son challenger, mais avec beaucoup plus de calme, de tranquillité.
Avec l'âge, l'un et l'autre semblent avoir compris qu'il est préférable de se montrer serein pour rassurer les Français et ne pas les effrayer en s'emportant dans des colères incontrôlées. Nicolas Sarkozy ne l'a compris que depuis peu de temps : "J'ai changé". C'est vrai, il a changé. Depuis quelques mois, ce n'est plus le même, ne serait-ce qu'en apparence. Ségolène Royal, quant à elle, l'a peut-être un peu trop bien compris, à tel point qu'elle en perd toute sa personnalité. Il y a deux ans, elle parlait encore "avec ses tripes" sur le plateau des 109, présenté par Paul Amar. J'étais alors présent et j'avoue que son dynamisme était communicatif. Mais aujourd'hui, ses conseillers l'ont-ils trop bien conseillée ? Marionette qui danse au bout d'un fil ou self contrôle volontairement travaillé par la candidate elle-même ? Difficile de répondre à cette question. Cependant, l'hypothétique mais probable (en tout cas nécessaire) débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ravivera sans doute les souvenirs lointains de ces deux adversaires de toujours. Qui sait, la vérité éclatera peut-être ce soir là ! Il ne s'agira plus alors d'un "projet contre projet" mais d'une "vérité contre vérité" !
Yoann GILLET
18:35 Publié dans EN DIRECT AVEC LA POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Yoann GILLET, Paul Amar, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, élections présidentielles 2007, Ségo vs Sarko, Europe 1



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