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17 mai 2007

L’équation infernale !

medium_kouchner_Sarko.jpgTout a une logique ! Tout s’explique ! A chaque problème, une solution ! Voici une équation que je vous propose de m’aider à interpréter, chers amis Internautes.

Majorité à l’Assemblée = ouverture du Gouvernement

Top chrono ! Tic-tac-tic-tac-tic-tac-tic-tac…

BIP

Fin du temps règlementaire.

Vous avez trouvé ? Toujours pas ?

Bon, réfléchissons ensemble. Patrick Devedjian estime que la fidélité n’est pas incompatible avec l’efficacité, dénonçant ainsi l’ouverture au Centre et à Gauche du futur gouvernement de Nicolas Sarkozy. De leur côté, Renaud Donnedieu de Vabres, Hervé Novelli et tous les candidats de l’UMP faisant campagne pour les législatives insistent sur la nécessité, sur le caractère vital de donner au président de la République une majorité pour gouverner efficacement.

Ouverture dans le Gouvernement, mais majorité à l’Assemblée. S’il est impossible de trouver une logique mathématique à ce calcul, c’est peut-être tout simplement parce qu’il s’agit d’une belle esbroufe. Mais prudence, ne crions pas à l'imposture trop vite, le procès d'intention est un recours à bannir, parce que bien trop facile à utiliser. En tout cas, Bernard Kouchner ne s’en plaindra pas, bien évidemment, depuis le temps qu’il en rêvait de ce ministère des Affaires étrangères.

Finalement, à quoi vont servir ces ministres de Gauche et du Centre appelés de ses vœux par Nicolas Sarkozy ? A servir d’alibi pour le grand rassemblement sur lequel l’ex-ministre de l’Intérieur a fondé sa campagne ? La version officielle met davantage l’accent sur les compétences des personnalités pressenties pour un poste de ministre. N’y a-t-il donc pas suffisamment de talents dans la famille de Nicolas Sarkozy ? Entre symbole et pragmatisme, les citoyens devront choisir leur version favorite.

Une chose est sûre, c’est qu’à vouloir rassembler à l’excès, le nouveau président de la République risque de diviser. Diviser sa propre famille politique, mais surtout, et c'est peut-être là l'effet recherché, les centristes et les socialistes qui crient déjà à la trahison au sein de leur camp ! De part et d’autre, les dents commencent à grincer ! Voilà un rassemblement qui est loin de faire l’unanimité… il y a là comme un défaut dans l’énoncé.

Yoann GILLET

16 mai 2007

Le patriotisme « Nouvelle génération »

medium_Sarkozy_patriote.jpgElle est grande l’émotion, quand le nouveau président de la République reste silencieux, méditant sous le chant des partisans, devant la stèle des 35 jeunes résistants assassinés par les traîtres de la Gestapo française. Elle est grande l’émotion, lorsque Nicolas Sarkozy s’en va serrer la main des anciens combattants qu’il salue avec respect, trouvant le réconfort dans le regard affectueux et condescendant de ceux qui, le visage encore affecté par les souvenirs d’une époque tragique, souhaitent bonne chance à celui qui se dit l’héritier de la résistance.

Elle est touchante la maladresse du chef de l’Etat qui, encore peu familier du protocole de la République , se précipite dans une démarche un peu gauche d’un endroit à un autre, selon le parcours prévu à cette occasion.

 

Mal à l’aise avec le protocole et pourtant si friand des symboles qui font la grandeur de la France. Le temps d’une cérémonie, le président de la République a réussi le tour de force de remettre au goût du jour le patriotisme jusqu’alors oublié et de donner un coup de jeune à la tradition par ses hésitations incontrôlées, révélatrices d’une génération nouvelle d’hommes politiques.

 

Aujourd’hui, c’est l’image d’un homme politique fort, fier de ses racines, reconnaissant envers les héros et les martyrs de l’Histoire de France, que nous a offert le nouveau président de la République. Mais c’est aussi le visage de la modernité, de la rupture, de la nouveauté que le chef de l’Etat a voulu incarner.

 

Il y a peu de temps encore, on aurait pu dire que Nicolas Sarkozy était un homme politique moderne, mais patriote. En ce mercredi 16 mai, ce paradoxe semble ne plus exister. Les complexes s’effacent et les valeurs fusionnent. « Vive la France et vive la République  » ne devrait plus être l’affaire exclusive des anciens.

 

Mais le symbole ne fait pas la politique. Si l’émotion était au rendez-vous pour celui qui avait décidé de se laisser porter par les discours et les hommages de ce 16 mai, le pragmatisme et la vigilance sont maintenant de mise pour les semaines et les mois à venir. Non, il n’y pas de honte à s’émouvoir de notre passé ; mais les décisions que le président de la République prendra demain constitueront à la fois le passé, le présent et l’avenir des générations futures. Pour que le passé de la France soit le plus rayonnant possible, avisons-nous de construire, ensemble, la France du présent.

 

Yoann GILLET

08 mai 2007

Les Français ont tranché, vive la démocratie !

Mes chers amis !medium_Sarkozy_president.jpg

Plus de 80% de participation, c'est bien le peuple qui a tranché ! Le suffrage universel a parlé, nous avons un nouveau président de la République. Les uns sont heureux, les autres sont tristes. Ce sont les aléas de la politique. Beaucoup sont en colère pendant que les supporters de Nicolas Sarkozy renouent avec l’espoir. Mais quelles que soient nos positions, à chacune et à chacun, l’heure est maintenant à la vigilance. C’est le devoir de tout citoyen d’être attentif aux faits et gestes de celui ou de celle que nous portons aux plus hautes fonctions pour nous représenter. Attentifs, mais aussi acteurs, donc vigilants mais unis. Quels qu’aient été vos choix lors de cette élection, il est temps de donner une vraie dynamique à notre pays en se retrouvant tous ensemble pour construire l'avenir, notre avenir. Exprimer ses accords ou ses désaccords avec la vision du nouveau chef de l’Etat, c’est indispensable. Mais cela ne doit pas nous empêcher de bâtir et non pas de nous opposer pour faire barrage systématiquement ; notre pays en sortirait trop affaibli. Soyons critiques sans êtres bornés, soyons prudents tout en allant dans le sens du progrès, disons stop quand il le faudra mais sachons dire oui aussi ! Ce que notre cœur nous dicte est parfois en contradiction avec l’objectivité et le pragmatisme qui s’imposent. Soyons justes avec nous-mêmes et honnêtes envers nos convictions profondes. Ne tombons pas dans la caricature et ne nous mentons jamais !

Bon courage mes chers amis ! Si nous travaillons tous ensemble, sans colère, sans haine, sans division, mais avec fougue et détermination, alors nous pourrons nous faire entendre si la politique venait à mal tourner. Mais refusons de crier « Sarkozy fasciste », fuyons les caricatures ! Si c’était le cas, vous le savez très bien, nous aurions déjà tous pris les armes. Le fascisme, c’est terrible ! Et si nous restons chez nous ce soir, c’est que nous n’en sommes pas arrivés là !

Bien à vous !

Yoann GILLET

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