L'OM boucle son recrutement avec le même enthousiasme qu'en juillet 2007. Vivement la 19e place du mois de septembre.
Pape Diouf doit être circonspect. En 2007, Ziani, Cheyrou, Cissé, Arrache. En 2008, Koné, Hilton, Ben Arfa, Erbati. Trop de stars tuent les stars, surtout avec un tel passé dans des grands clubs. Pour avoir osé traité Ziani de recrutement judicieux l'été dernier, il n'est plus sûr de rien. Comme Koné, il savait jouer au foot. C'était avant de casser la gueule à Gerets, écoeuré par l'international Letapissier de Carquefou.
Pape Diouf doute au point de ne plus savoir quoi faire de Cissé : “Djibril est un garçon qui nous a valu 37 buts en une saison et demie. Un joueur comme lui, c'est sûr qu'on a plutôt envie de le garder.” C'était avant de le voir viser les pylones d'éclairage de Thonon au lieu d'Heurtebis ou ceux d'Agen plutôt que Ramé. Si Ben Arfa espère des une-deux ou des remises en une touche, il enverra vite un courrier d'excuses à Aulas. Niang supportera-t-il encore un an d'être exilé à gauche pour finir bridé à 15 buts ?
Pari Hilton
Pour l'instant, ce dont le président marseillais et les plus éminents observateurs sont le plus fiers, ce sont les arrivées défensives. La star du recrutement, c'est incontestablement Hilton : 30 ans, 5 millions d'euros, il sort d'une saison pleine avec 23 matches en défense chez le 18e, 4e plus mauvaise défense avec 52 buts encaissés (29 quand il jouait). Un patron. A côté, Gerets récupère Civelli, César et Erbati. Les deux premiers pourront conseiller au dernier des clubs où se faire prêter l'an prochain. Pendant ce temps-là, Givet prépare ses valises. Qui remarquera les replis défensifs de Cissé maintenant ?
Le mercato n'est pas encore fini. Puisque le retour de Drogba est impossible, qui sera le nouveau Zenden dans les coeurs olympiens ? Grandin lève le doigt.




