17 juillet 2007
Arrêt sur Amar
Amar contre Schneiderman, voilà l'échange que proposerait la direction de France 5 aux téléspectateurs, selon le site Internet "Rue 89". Après l'annulation de la programmation d'Arrêt sur Image par la chaîne et le départ forcé de Daniel Schneiderman, c'est le présentateur d'Etats Généraux qui pourrait se voir confier la nouvelle émission d'analyse de l'actualité, qui a causé tant de débats ces dernières semaines.
Mais cette information est à prendre avec des pincettes, car ce ne serait pas la première "intox" pour Paul Amar. En effet, l'an passé déjà, une rumeur circulait, laissant entendre que le journaliste aurait pu présenter une émission culturelle sur France 3. Il n'en fut rien puisque c'est Frédéric Taddéi que la direction de France télévisions choisit pour animer Ce soir ou jamais.
Restons prudents, donc, mais restons confiants. Si Paul Amar était bel et bien choisi, l'indépendance de l'émission serait alors garantie !
Yoann GILLET
19:10 Publié dans EN DIRECT AVEC LES MÉDIAS | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Yoann GILLET, Paul AMAR, France 5
13 juin 2007
De l’origine de la vie sur Terre à la vie dans l’univers
Elle est devenue la coqueluche des scientifiques et l’espoir de tous ceux qui se posent la question de la vie extraterrestre. La nouvelle exo planète qui vient d’être mise à jour, orbitant autour de l’étoile Gliese, va peut-être permettre à terme de résoudre partiellement le plus grand de tous les mystères, celui de la vie extraterrestre. Par la même occasion, cette planète, qui ressemble sous tant d’aspects à la Terre , sera sans doute un moyen pour le docteur André Brack de répondre plus précisément à la question qu’il se pose depuis si longtemps et qui a fait l’objet de la dernière conférence du Club Réponse, à Tours, le 20 avril 2007 : quelle est l’origine de la vie sur Terre ?
Expliquer les origines de la vie sur Terre en cherchant, en interprétant, en comparant, en doutant constamment, voilà un défi qui relève presque de la gageure. Jamais la devise du Club réponse « Dis leur ce que tu cherches, ils te trouveront ce qu’il te manque » n’a sonné aussi juste. Ce qu’est venue chercher la centaine de curieux lors de la conférence : l’origine de la vie. Ce qui leur manque : la connaissance. Bien souvent, le manque de connaissance a été pallié par la religion et sa vérité révélée. L’invité du Club réponse, André Brack, scientifique convaincu de la nécessité de creuser sans cesse plus profond pour découvrir la vérité par soi-même, balaie d’emblai, dans son étude, l’idée d’une vie apparue sous la volonté divine. D’ailleurs, qui, sinon la science, aurait permis à l’homme de dater l’apparition de la vie sur Terre, il y a près de 4 milliards d’années, dans l’eau des océans ? Qui, sinon la science, aurait pu révéler à l’homme ses origines, à cette époque où la vie, à l’aube de son apparition, était réduite à l’état de molécules ? Des molécules qui, par le jeu du hasard, se rencontrèrent, s’auto-organisèrent, pour former finalement ce que le docteur Brack appelle un automate, capable de saisir d’autres molécules pour générer un deuxième automate à son image et ainsi de suite. La capacité de ces automates à produire toujours plus d’eux-mêmes par eux-mêmes en transmettant leur plan de montage, c’est ce que les scientifiques appellent l’auto-reproduction. Mais impossible de concevoir l’émergence de la vie à ces seules conditions ; les automates n’ont pu se contenter de s’auto-reproduire. Ce sont de légères erreurs de montage qui ont donné naissance à des automates sensiblement différents, plus aptes à transmettre leur plan de montage et devenus les espèces dominantes. C’est tout simplement l’évolution. Auto-reproduction et évolution, deux qualités indispensables à la compréhension du principe, certes réducteur, mais fondamental, du passage de la matière à la vie.
Mais à quoi pouvait bien ressembler ces automates ? En 1953, Stanley Miller et sa célèbre « expérience de Miller », qui marque le début de la chimie prébiotique, tente d’apporter un élément de réponse en essayant de reconstituer les conditions sur Terre à cette époque. Le chimiste américain a enfermé dans un ballon différents gaz et produit des éclairs à l'intérieur pendant sept jours pour obtenir au final des molécules organiques, les briques du vivant. Muni d’une longue baguette, le docteur Brack commente sur une toile de projection des schémas très simples qui visent à expliquer au public de praticiens les enseignements qu’il a fallu tirer de cette expérience et de toutes celles qui en ont découlé. Ainsi, durant de nombreuses années, les chercheurs se sont évertués à reconstituer en laboratoire des molécules indispensables au fonctionnement d’une cellule. Il y a les molécules de compartimentation, qui sont les molécules membranaires, les molécules de l’information, ARN et ADN, enfin les molécules catalytiques que sont les enzymes protéiques. Ce sont justement ces enzymes qui permettent l’auto-reproduction des automates. Ces protéines sont capables d’exercer une activité de catalyse, donc capables d’accélérer certaines réactions chimiques.
Afin de déterminer la matière première de ces automates, les chercheurs sont partis du principe que, à l’image du monde vivant contemporain, la vie primitive utilisait déjà des molécules organiques. Sachant que les formes les plus simples de carbone capables de conduire aux molécules organiques sont gazeuses, deux filières sont alors exploitables pour expliquer le développement des automates : les filières terrestres et les filières extraterrestres.
Dans les filières terrestres, la piste la plus évidente à explorer, c’est l’atmosphère. Cependant, les géochimistes estiment que l’atmosphère terrestre primitive était essentiellement neutre, formée majoritairement de dioxyde de carbone, d’eau et d’hydrogène sulfuré, avec également une petite quantité de méthane, de monoxyde de carbone et d’azote. L’expérience de Miller permet de démontrer alors qu’il est très difficile dans ces conditions d’obtenir la formation d’acides aminés. Ce constat induit que l’atmosphère ne pouvait être la source exclusive de la matière organique nécessaire à l’émergence de la vie sur Terre.
Un autre environnement paraît particulièrement favorable à l’émergence de la vie sur la planète, il s’agit des sources hydrothermales. En effet, lorsque deux plaques tectoniques s’écartent, le magma remonte et se solidifie pour former de grandes chaînes de montagnes sous-marines appelées dorsales océaniques. Au cours de son ascension et de son refroidissement, le magma se contracte et se fissure. L’eau, qui s’infiltre dans les fissures et qui se réchauffe, atteignant parfois les 350°, se charge de gaz divers et s’échappe du fond de l’océan sous forme de geysers. Dans ces sources hydrothermales, tous les éléments indispensables à la fabrication des pièces d’automates chimiques sont présents. Il y a de l’hydrogène, de l’azote, du monoxyde de carbone, de l’hydrogène sulfuré, du méthane et bien évidemment de l’eau. De son côté, le magma fournit l’énergie nécessaire grâce à sa chaleur. Quant à la couche d’eau océanique, elle constitue un rempart efficace contre les rayons ultraviolets et le bombardement météoritique régulier. Et pourtant, malgré ce contexte favorable au développement de la vie, il est peu probable que les océans aient pu constituer le berceau des automates chimiques. « Une température de 350° est trop élevée pour assurer leur survie, même si quelques pièces nécessaires à leur émergence ont pu malgré tout apparaître dans ces eaux, explique André Brack, jamais découragé. »
Il reste encore une filière à étudier et pas des moindres : les sources extraterrestre. Voilà, d’après le docteur Brack et bien d’autres scientifiques, la piste la plus fiable et la plus probable. C’est la fameuse comète de Halley qui permet en partie d’avancer l’hypothèse que l’apport de molécules organiques extraterrestres reste de loin le plus important. Les comètes carboniques qui ont été observées jusqu’aujourd’hui sont composées d’un grand nombre d’acides aminés, soixante-dix par exemple sur la météorite de Murchison.
Quand les voyants lisent l’avenir dans le marc de café, les scientifiques, eux, tentent d’expliquer le passé dans la poudre des cieux. Des collectes de poussières interplanétaires dans les glaces du Groenland et de l’Antarctique permettent de calculer que cinquante à cent tonnes de grains interplanétaires se déposent chaque jour sur la surface de la Terre , la quasi-totalité provenant de micrométéorites de 50 à 500 microns de diamètres. Des analyses des teneurs de ces micrométéorites permettent d’estimer à 100 tonnes le flux total de carbone organique apporté tous les ans sur Terre. Entre 4,1 et 3,8 milliards d’années, la Terre a connu une phase active de bombardement, avec un flux météorique vraisemblablement mille fois plus intense qu’aujourd’hui, apportant sur la planète une quantité considérable de carbone. Ces grains, qui renferment une forte proportion de sulfures métalliques, d’oxydes, d’argiles, qui sont des catalyseurs, ont donc pu fonctionner comme des microréacteurs chimiques au contact de l’eau liquide, transformant ainsi la matière organique. Parmi la centaine de molécules identifiées à ce jour dans les nuages de gaz et de poussières du milieu interstellaire, quelque quatre-vingts d’entre elles contiennent du carbone conduisant aux acides aminés. Les micrométéorites semblent donc avoir apporté une matière première suffisamment abondante sur la planète Terre. Mais elles ne sont en rien responsables à elles seules de la formation des tous premiers automates. Lorsque la question de la fabrication des automates se pose, le docteur Brack admet que c’est là que le bât blesse. En partant du principe que les automates primitifs devaient ressembler à des cellules simplifiées, les chimistes se sont donc efforcés de reconstituer en laboratoire les trois familles de longues chaînes biologiques indispensables au fonctionnement de la cellule. Ils ont réussi à reconstituer des précurseurs de membranes et des mini-protéines, mais personne n’est pour l’instant parvenu à faire la lumière sur la formation prébiotique d’ARN, ce qui bloque en partie les recherches, amputant ainsi la connaissance de la formation des automates.
Face à cet obstacle, entre autres, ne serait-il pas plus efficace de se poser la question d’une vie avant la cellule et doit-on présenter comme acquise, irrévocable et universelle l’hypothèse de la référence exclusive à la cellule comme point de départ de la vie ? C’est ce que des biologistes ont fait dans les années 1980 en découvrant que certains ARN étaient capables non seulement de véhiculer l’information, mais aussi d’exercer une activité catalytique, comme les enzymes protéiques. L’idée d’un monde d’ARN berceau de la vie sur Terre est alors apparue. Mais le problème, encore une fois, c’est que rien aujourd’hui ne peut apporter d’explication à la formation prébiotique de l’ARN.
La nature a bien souvent réservé à l’homme de belles surprises. Les paléontologues ont pu faire des découvertes extraordinaires en retrouvant des fossiles d’animaux d’un autre temps comme les dinosaures, de végétaux, d’insectes. Y a-t-il alors un espoir de retrouver des automates fossilisés dans les sédiments très anciens, afin de mieux comprendre la manière dont ils se sont formés ? Malheureusement, c’est très peu probable. Trois facteurs ont contribué sans doute à effacer leurs traces et les précieux indices qu’ils auraient pu livrer à l’homme : l’histoire géologique mouvementée de la Terre avec notamment la tectonique des plaques, l’érosion due à la présence permanente d’eau liquide, la vie elle-même qui a produit d’énormes quantités d’oxygène qui est un poison pour les molécules organiques réduites. Le docteur Brack pousse alors un soupir déconcertant : « La science risque fortement de ne disposer d’aucun élément matériel suffisant sur la planète pour révéler les secrets de l’origine de la vie. » Seule la déduction, les interprétations et les expériences pourront permettre à l’homme d’avancer sur cette question et ce qui peut malgré tout être avancé aujourd’hui, c’est que la vie primitive semblait très robuste et que pour cela elle devait être simple et capable d’être répétée en plusieurs exemplaires.
Les scientifiques sont des acharnés et André Brack est un de ceux là. Comprendre l’origine de la vie, c’est s’assurer de l’universalité d’une loi, sans s’auto-satisfaire du travail accompli en y mettant un point final. Il a fallu abandonner un temps la planète bleue et se lancer dans l’exploration d’autres corps célestes pour conforter l’idée d’une relative simplicité de l’origine de la vie, en apportant la preuve de son caractère répétitif. Plus de quatre-vingts molécules organiques ont à ce jour été identifiées dans les milieux interstellaires, permettant de démontrer que la chimie organique est universelle. Le défi est maintenant de prouver que la vie existe ailleurs que sur la Terre. C ’est pour cette raison que l’homme s’est lancé avec une telle ferveur à la recherche de l’eau liquide. L’eau présente en surface signale l’existence d’une atmosphère qui permet l’apport en douceur de molécules organiques par les micrométéorites, comme sur la Terre. Sachant que les molécules organiques peuvent également se former dans les sources chaudes sous-marines, sous réserve d’une température adéquate, alors tout océan extraterrestre présentant les signes d’une activité hydrothermale constitue un potentiel habitat biologique. A ce titre, Mars requiert toute l’attention des scientifiques qui ont déjà émis l’hypothèse d’une vie antérieure sur cette planète. Europe, le satellite de Jupiter, obéit lui aussi à un certain nombre de critères permettant de penser qu’il pourrait bien exister une vie bactérienne en activité, car il est fortement possible d’y trouver la présence d’eau liquide. Titan, le plus gros satellite de Saturne, produit de nombreux composés prébiotiques à l’échelle planétaire, mais sa basse température laisse pour l’instant peu d’espoir quant à l’apparition d’une quelconque forme de vie.
Tous les regards sont tournés en ce moment vers les exoplanètes, qui se trouvent par définition hors du système solaire. A ce jour, plus de deux cents planètes extrasolaires ont été observées, grâce à la méthode dite des transits qui consiste à étudier et à mesurer la perturbation d’une étoile, en détectant notamment l’ombre de la planète lorsqu’elle passe devant celle-ci et provoquant ainsi une mini-éclipse. C’est précisément le rôle de la mission française Corot, qui en particulier a pour but de détecter des planètes telluriques hors du système solaire. Trois possibilités s’offrent aux scientifiques pour déterminer la présence de vie extraterrestre sur les exoplanètes : l’analyse spectrale des manifestations de la planète en question, des singularités dans son atmosphère ou d’un message électromagnétique intelligent qui serait émis par une civilisation extraterrestre avancée. Et la dernière solution est la plus fascinante, à tel point qu’elle a inspiré de nombreux scénarios cinématographiques de science-fiction. La preuve de la vie extraterrestre serait alors incontestable ! Mais la probabilité est très faible, même s’il est toujours agréable d’en rêver.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les questions posées au docteur Brack à la fin de sa conférence ont souvent porté sur les énigmes du mystère extraterrestre. « Qu’appelez-vous univers, s’aventure un membre de l’assistance ? » « L’univers, c’est l’ensemble des cent milliards de galaxies qui résultent du Big Bang, répond le conférencier. » Un autre, angoissé, s’interroge sur la notion du rien, particulièrement perturbant pour l’être humain qui vit entouré de repères et de cadres. André Brack explique qu’avant le Big Bang, le temps n’existait pas. Toutes ces notions qui échappent complètement à l’homme continuent d’alimenter les hypothèses les plus incroyables, mettant continuellement à l’épreuve la science et la conscience. La conférence, pourtant très technique du Docteur Brack, n’a visiblement pas laissé indifférent le public de praticiens, ressorti du Palais des Congrès sceptique, impatient et frustré. Sceptique, car le mystère des origines de la vie sur Terre est encore loin d’être résolu. Impatient de savoir si les exoplanètes constamment observées révèleront à l’homme l’existence d’une vie extraterrestre et mieux encore, d’une civilisation avancée. Frustré, mais une frustration extrêmement positive qui dénote d’une envie certaine d’accéder à toujours plus de connaissance, toujours plus de projets, toujours plus de vérité. En somme, des praticiens qui ont révélé, ce soir là, leur véritable esprit de scientifiques chahutés par les mystères de la vie et ses secrets, motivés par la quête incessante de la vérité sur cet éminent sujet.
Yoann GILLET
10:40 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Yoann GILLET, André Brack, Les origines de la vie, Benoît Cayron, CDF, club réponse, Paul Amar
17 mai 2007
L’équation infernale !
Tout a une logique ! Tout s’explique ! A chaque problème, une solution ! Voici une équation que je vous propose de m’aider à interpréter, chers amis Internautes.
Majorité à l’Assemblée = ouverture du Gouvernement
Top chrono ! Tic-tac-tic-tac-tic-tac-tic-tac…
BIP
Fin du temps règlementaire.
Vous avez trouvé ? Toujours pas ?
Bon, réfléchissons ensemble. Patrick Devedjian estime que la fidélité n’est pas incompatible avec l’efficacité, dénonçant ainsi l’ouverture au Centre et à Gauche du futur gouvernement de Nicolas Sarkozy. De leur côté, Renaud Donnedieu de Vabres, Hervé Novelli et tous les candidats de l’UMP faisant campagne pour les législatives insistent sur la nécessité, sur le caractère vital de donner au président de la République une majorité pour gouverner efficacement.
Ouverture dans le Gouvernement, mais majorité à l’Assemblée. S’il est impossible de trouver une logique mathématique à ce calcul, c’est peut-être tout simplement parce qu’il s’agit d’une belle esbroufe. Mais prudence, ne crions pas à l'imposture trop vite, le procès d'intention est un recours à bannir, parce que bien trop facile à utiliser. En tout cas, Bernard Kouchner ne s’en plaindra pas, bien évidemment, depuis le temps qu’il en rêvait de ce ministère des Affaires étrangères.
Finalement, à quoi vont servir ces ministres de Gauche et du Centre appelés de ses vœux par Nicolas Sarkozy ? A servir d’alibi pour le grand rassemblement sur lequel l’ex-ministre de l’Intérieur a fondé sa campagne ? La version officielle met davantage l’accent sur les compétences des personnalités pressenties pour un poste de ministre. N’y a-t-il donc pas suffisamment de talents dans la famille de Nicolas Sarkozy ? Entre symbole et pragmatisme, les citoyens devront choisir leur version favorite.
Une chose est sûre, c’est qu’à vouloir rassembler à l’excès, le nouveau président de la République risque de diviser. Diviser sa propre famille politique, mais surtout, et c'est peut-être là l'effet recherché, les centristes et les socialistes qui crient déjà à la trahison au sein de leur camp ! De part et d’autre, les dents commencent à grincer ! Voilà un rassemblement qui est loin de faire l’unanimité… il y a là comme un défaut dans l’énoncé.
Yoann GILLET
20:35 Publié dans EN DIRECT AVEC LA POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Yoann GILLET, Sarkozy RDDV, Paul Amar, Elkabbach, Europe 1, France 5
16 mai 2007
Le patriotisme « Nouvelle génération »
Elle est grande l’émotion, quand le nouveau président de la République reste silencieux, méditant sous le chant des partisans, devant la stèle des 35 jeunes résistants assassinés par les traîtres de la Gestapo française. Elle est grande l’émotion, lorsque Nicolas Sarkozy s’en va serrer la main des anciens combattants qu’il salue avec respect, trouvant le réconfort dans le regard affectueux et condescendant de ceux qui, le visage encore affecté par les souvenirs d’une époque tragique, souhaitent bonne chance à celui qui se dit l’héritier de la résistance.
Elle est touchante la maladresse du chef de l’Etat qui, encore peu familier du protocole de la République , se précipite dans une démarche un peu gauche d’un endroit à un autre, selon le parcours prévu à cette occasion.
Mal à l’aise avec le protocole et pourtant si friand des symboles qui font la grandeur de la France. Le temps d’une cérémonie, le président de la République a réussi le tour de force de remettre au goût du jour le patriotisme jusqu’alors oublié et de donner un coup de jeune à la tradition par ses hésitations incontrôlées, révélatrices d’une génération nouvelle d’hommes politiques.
Aujourd’hui, c’est l’image d’un homme politique fort, fier de ses racines, reconnaissant envers les héros et les martyrs de l’Histoire de France, que nous a offert le nouveau président de la République. Mais c’est aussi le visage de la modernité, de la rupture, de la nouveauté que le chef de l’Etat a voulu incarner.
Il y a peu de temps encore, on aurait pu dire que Nicolas Sarkozy était un homme politique moderne, mais patriote. En ce mercredi 16 mai, ce paradoxe semble ne plus exister. Les complexes s’effacent et les valeurs fusionnent. « Vive la France et vive la République » ne devrait plus être l’affaire exclusive des anciens.
Mais le symbole ne fait pas la politique. Si l’émotion était au rendez-vous pour celui qui avait décidé de se laisser porter par les discours et les hommages de ce 16 mai, le pragmatisme et la vigilance sont maintenant de mise pour les semaines et les mois à venir. Non, il n’y pas de honte à s’émouvoir de notre passé ; mais les décisions que le président de la République prendra demain constitueront à la fois le passé, le présent et l’avenir des générations futures. Pour que le passé de la France soit le plus rayonnant possible, avisons-nous de construire, ensemble, la France du présent.
Yoann GILLET
16:45 Publié dans EN DIRECT AVEC LA POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Yoann GILLET, Nicolas Sarkozy, Paul Amar, Elkabbach, Europe 1, France 5
08 mai 2007
Les Français ont tranché, vive la démocratie !
Mes chers amis !
Plus de 80% de participation, c'est bien le peuple qui a tranché ! Le suffrage universel a parlé, nous avons un nouveau président de la République. Les uns sont heureux, les autres sont tristes. Ce sont les aléas de la politique. Beaucoup sont en colère pendant que les supporters de Nicolas Sarkozy renouent avec l’espoir. Mais quelles que soient nos positions, à chacune et à chacun, l’heure est maintenant à la vigilance. C’est le devoir de tout citoyen d’être attentif aux faits et gestes de celui ou de celle que nous portons aux plus hautes fonctions pour nous représenter. Attentifs, mais aussi acteurs, donc vigilants mais unis. Quels qu’aient été vos choix lors de cette élection, il est temps de donner une vraie dynamique à notre pays en se retrouvant tous ensemble pour construire l'avenir, notre avenir. Exprimer ses accords ou ses désaccords avec la vision du nouveau chef de l’Etat, c’est indispensable. Mais cela ne doit pas nous empêcher de bâtir et non pas de nous opposer pour faire barrage systématiquement ; notre pays en sortirait trop affaibli. Soyons critiques sans êtres bornés, soyons prudents tout en allant dans le sens du progrès, disons stop quand il le faudra mais sachons dire oui aussi ! Ce que notre cœur nous dicte est parfois en contradiction avec l’objectivité et le pragmatisme qui s’imposent. Soyons justes avec nous-mêmes et honnêtes envers nos convictions profondes. Ne tombons pas dans la caricature et ne nous mentons jamais !
Bon courage mes chers amis ! Si nous travaillons tous ensemble, sans colère, sans haine, sans division, mais avec fougue et détermination, alors nous pourrons nous faire entendre si la politique venait à mal tourner. Mais refusons de crier « Sarkozy fasciste », fuyons les caricatures ! Si c’était le cas, vous le savez très bien, nous aurions déjà tous pris les armes. Le fascisme, c’est terrible ! Et si nous restons chez nous ce soir, c’est que nous n’en sommes pas arrivés là !
Bien à vous !
Yoann GILLET
00:15 Publié dans EN DIRECT AVEC LA POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Yoann GILLET, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Paul Amar, Elkabbach, France 5, Europe 1
25 avril 2007
URGENT : pour Bayrou, c'est Royal !
François Bayrou manie l'ironie : "Je commence à savoir ce que je ne ferai pas ! [...] Si vous réfléchissez, vous devriez arriver à une conclusion !" Tout au long de la conférence de presse, François Bayrou exprime à peine à demi-mot son inquiétude sur le danger que Nicolas Sarkozy pourrait représenter pour la démocratie française en évoquant "sa façon de gouverner et sa conception du pouvoir", tandis qu'il évoque simplement ses désaccords avec le programme économique de Ségolène Royal. Son discours d'aujourd'hui est clair, le leader de l'UDF appelle ses électeurs à voter librement, tout en leur laissant comprendre que Ségolène Royal serait un moindre danger !
Yoann GILLET
16:30 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Yoann GILLET, UDF, François Bayrou, Paul Amar, Sarkozy, Ségolène Royal
06 avril 2007
Les "essayistes politiques", enjeux sans enjeu !
Vous connaissez tous les essayistes littéraires, ces auteurs d’essais qui construisent leur pensée via l’encre et la plume. Montaigne fût l’un des plus célèbres. Mais connaissez-vous les essayistes politiques ?
Les essayistes politiques sont aussi bien des électeurs que des hommes politiques, des candidats à la présidentielle par exemple. Les essayistes politiques, c’est la catégorie de citoyens qui forge sa pensée et son identité en constante évolution via le vote politique et qui attirera tous les regards lors de ces élections 2007. Les essayistes politiques auront sans doute à porter le poids de la victoire de l’un des prétendants à la présidence de la République. Les essayistes politiques feront pencher la balance au dernier moment, soit à droite, soit à gauche.
Commençons par les essayistes électeurs. Il s’agit de citoyens qui, par rejet et par curiosité, vont offrir leur voix à un candidat inhabituel, parfois même contraire aux idéaux affichés de leur parti de coeur. L’essayiste électeur est animé par au moins deux motivations :
- la perte de repères chez le candidat ou dans le camps qui requiert habituellement son vote.
- le partage de valeurs qu’il croyait exclusif, monopolisé par un parti, par une personne ou par un groupe et qui finalement, selon lui, est mieux incarné par un autre.
L’essayiste électeur, c’est le contraire de l’électeur suiveur, de l'électeur peureux à l’esprit étriqué, de celui qui vote par habitude, par tradition ou tout simplement par autocensure (ce qui est souvent le cas) toujours pour le même parti qui porte ce qu’il croit être ses idéaux inaliénables. Mais l’essayiste électeur, c’est aussi le contraire de l’électeur protestataire, qui va voter contre un système, contre un candidat, contre ses intérêts et contre ses idéaux. L’essayiste électeur, c’est celui qui va rester fidèle à sa ligne de conduite, à ses convictions, mais qui va remettre en question la pertinence de ses valeurs, de son pragmatisme, de sa morale, de ses idées.
Le 21 avril 2002, les essayistes électeurs étaient quasiment absents de la scène politique, laissant la place aux contestataires et aux « malgré eux ». Les contestataires se sont illustrés en grande majorité par le vote Front National et les « malgré eux », pourtant bien responsables de leurs actes, sont les électeurs pince-nez qui ont élu Jacques Chirac à plus de 82%. Nous n’évoquerons pas les désengagés, très absents de la res publica, la chose publique, mais très présents sur la scène politique par leur incroyable record d’abstention au premier tour des présidentielles.
Le 22 avril 2007 sera très différent. Les essayistes électeurs seront bien au rendez-vous, avec un enthousiasme plus ou moins prononcé. Ces essayistes porteront très largement les couleurs de la Droite et du Centre. Il y aura très peu d’essayistes socialistes.
De là, nous pouvons dégager différentes familles d’essayistes :
- Les convaincus libres : ces électrons libres qui ne se sentent pas attachés à un parti en particulier et qui vont tenter le vote Bayrou, qui lui-même pour le coup, dans un discours plus ou moins trouble et confus mais bien reçu par les citoyens, en appelle au rassemblement, au-delà des couleurs et des partis politiques.
- Les convaincus retrouvés : ces citoyens socialistes, épuisés par un trop plein de social qui selon eux a tué l’idéal socialiste de 1936 et qui retrouvent chez Nicolas Sarkozy un certain nombre de valeurs perdues par leur ancienne famille.
- Les convaincus honteux : ceux-là ont trois options et trois visages :
. Soit il s’agit d’anciens UDF qui finissent par penser que cette politique du centre est une chimère
et qui donneront leur voix à Sarkozy, candidat le plus proche de leurs idées initialement de Centre-Droit.
. Soit il s’agit d’anciens UDF qui considèrent aussi cette politique centriste comme une chimère, mais qui voyaient dans la rupture de l’UDF avec la Droite un rapprochement vers le Centre-Gauche. Ceux-là iront alors jusqu’au bout de leur processus identitaire en donnant leur voix à Ségolène Royal (mais ils seront très peu nombreux.)
. Soit il s’agit, et ils seront majoritaires, de socialistes déçus qui veulent marquer leur désaccord avec la politique de Gauche, mais qui n’oseront pas voter pour la Droite libérale de Nicolas Sarkozy et qui feront alors un compromis en votant Bayrou, partagés entre bonne conscience et courage politique, reniement de leurs valeurs de toujours et volonté de redonner à la France une nouvelle impulsion.
Voilà donc le profil atypique de l’électeur de 2007, l’essayiste électeur, qui sera au cœur de la campagne présidentielle. Ne cherchez pas le terme d’essayiste politique dans le dictionnaire, ce concept étant totalement sorti de mon imagination ; vous ne trouveriez que la définition classique de l’essayiste. Mais croyez-moi, le score final entre les candidats ne se jouera que sur ces électeurs. Et les hommes politiques l’ont bien compris, à tel point qu’une nouvelle catégorie est apparue : les essayistes candidats ! Ne me demandez pas qui de l’essayiste candidat ou de l’essayiste électeur est apparu le premier, sinon je vous retourne la question de l’œuf et de la poule.
Ce qui est sûr, c’est que du socialiste de Droite Nicolas Sarkozy à la libérale de Gauche Ségolène Royal, en passant par le radical de Gauche sarkoloo-borzyste Bernard Tapie, la politique subit les effets néfastes d’un lifting raté ! A vouloir se faire une nouvelle beauté sans réfléchir, on finit pas être totalement défiguré ! De la politique à l’apolitique, faites vos jeux, rien ne va plus !
Yoann GILLET
12:00 Publié dans EN DIRECT AVEC LA POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Yoann GILLET, Paul Amar, France 5, Elkabbach, Europe 1, Wendy Bouchard, Laurend Cabrol
17 mars 2007
Sarkozy à Tours
Nicolas Sarkozy se rendra à Tours, le mardi 10 avril 2007, pour un grand show régional. Près de 10.000 curieux sont attendus dès 17h30 pour ce meeting du Grand Hall, à Rochepinard. Pas moins de 300 personnes seront chargées de la sécurité à cette occasion. Le collectif antifasciste a dores et déjà prévu une manifestation qui partira entre 17h et 17h30 du Palais des sports. Une journée qui s’annonce agitée !
Yoann GILLET
12:30 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Yoann GILLET, Sarkozy, Renaud Donnedieu de vabres, Paul Amar, Elkabbach, Wendy Bouchard
14 mars 2007
L'école des fans chez nos amis du Québec
Petite perle dénichée sur Internet ! L'école des fans, version québécoise, ça donne ça ! Trop mignon...
13:50 Publié dans Mes fous rires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Yoann GILLET, école des fans, Europe 1, Paul Amar, France 5, Elkabbach
12 mars 2007
Et moi, ne m'oubliez pas !
Vous les connaissez tous, les grands noms de la présidentielle. Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou, Jean-Marie Le Pen, Arlette Laguillet, Olivier Besancenot, Marie-Georges Buffet, Philippe de Villiers, Dominique Voynet. Ils occupent le terrain médiatique quotidiennement dorénavant, à l’aube des élections. Et pourtant, s’ils ont le monopole des médias, ils n’ont pas le monopole de la politique et encore moins des signatures ! Alors que l’extrême Gauche et la Droite nationale, disons extrême Droite, éprouvent bien des difficultés à réunir les parrainages nécessaires à leur candidature, d’autres prétendants quasiment inconnus du grand public ont réussi le coup de maître tant convoité, obtenir les 500 signatures des élus locaux.
On ne les voit jamais dans les médias et pourtant ils peinent parfois bien moins que les « grands candidats ». C’est le cas de Rachid Nekkaz, candidat du Club des élus Allez la France. Ses parrainages, lui, il les détient déjà. Après des années passées dans les quartiers, dans les villages et dans les villes à se préoccuper des clivages sociaux et communautaires, à discuter avec les maires et à écouter leurs discours de détresse, il a su convaincre les élus locaux de sa capacité à faire face aux problèmes de la France. Ce candidat a d’autant plus de mérite qu’il est allé jusqu’à sacrifier ses biens personnels, en vendant sa maison, pour financer sa campagne qui lui coûte cher. Cet amoureux de la France, qui propose dès son accession à l’Elysée la suppression de la fonction de président de la République, n’est pas le seul à convoiter la fonction suprême à l’occasion des élections de 2007. D’autres sont sur le point d'obtenir les 500 signatures, comme Frédéric Nihous, candidat de Chasse-Pêche-Nature et Traditions, qui met en avant sa vision étonnamment progressiste de la société, ou encore Nicolas Dupont-Aignan, le « dernier des Gaullistes », déjà plus connu, qui se revendique de Droite mais avec des idéaux traditionnellement de Gauche.
Loin du bi-partisme et de la politique politicienne, découvrez les dix petits candidats dans l’émission de Paul Amar Etats Généraux, sur France 5. Une émission passionnante qui donne enfin la parole aux oubliés de la présidentielle !
Yoann GILLET
12:30 Publié dans EN DIRECT AVEC LA POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Yoann GILLET, Paul Amar, France 5, Elkabbach, Sarkozy, Europe 1


