25 avril 2007

URGENT : pour Bayrou, c'est Royal !

François Bayrou manie l'ironie : "Je commence à savoir ce que je ne ferai pas ! [...] Si vous réfléchissez, vous devriez arriver à une conclusion !" Tout au long de la conférence de presse, François Bayrou exprime à peine à demi-mot son inquiétude sur le danger que Nicolas Sarkozy pourrait représenter pour la démocratie française en évoquant "sa façon de gouverner et sa conception du pouvoir", tandis qu'il évoque simplement ses désaccords avec le programme économique de Ségolène Royal. Son discours d'aujourd'hui est clair, le leader de l'UDF appelle ses électeurs à voter librement, tout en leur laissant comprendre que Ségolène Royal serait un moindre danger !

 Yoann GILLET

26 mars 2007

Droite-Gauche, Droite-Gauche, Gauche-Droite...euh Droite-Gauche !

medium_Sarko-Royal.2.jpgIls sont mignons nos deux petits chouchous des sondages, projet contre projet, idéaux contre idéaux, mais finalement main dans la main. Main dans la main, pas tant sur le fond que sur la forme. Les différences entre les deux programmes sont évidentes, les objectifs dissemblables et les valeurs bien souvent contraires. Cependant, en ce qui concerne la tactique politique, la drague politicienne en direction de l’électorat, il se trouve que les procédés se ressemblent beaucoup. J’en veux pour preuve l’émission d’Arlette Chabot du jeudi 15 mars, A vous de juger.

Invitée : Ségolène Royal
Engagement : candidate PS à la présidentielle
Ennemi : Nicolas Sarkozy
Objectif : feu sur la droite pour remporter la victoire

Souvenez-vous, le 14 janvier 2007, à Versailles, le leader de l’UMP citait Blum et Jaurès, grandes figures de la Gauche. Dans l’autre camp, ces références ont choqué et indigné. Sarkozy provocateur et culotté ! C’est le moins que l’on puisse dire. Cependant, à sa décharge, les grandes figures de l’Histoire de France  appartiennent au patrimoine collectif. Mais voilà un extraordinaire spécimen : un gaulliste de Gauche ! Je me suis dit alors : « Yoann, grave ça dans ta mémoire, tu n’en verras pas tous les jours des comme ça ! » D’abord parce que les Gaullistes sont en voie de disparition, pour ne pas dire déjà totalement disparus, ensuite parce qu’au milieu de ce combat Droite-Gauche, on ne voyait que Bayrou comme arbitre ! Surgit alors Nicolas, qui joue avec l’équipe de Droite mais qui de temps en temps passe dans l’équipe adverse, certainement pas pour l’aider à marquer des buts mais sans doute pour faire à ses faux coéquipiers de mauvaises passes.

Assister à ce phénomène, c’est un peu comme les éclipses solaires, ça n’arrive qu’une fois au même endroit tous les 370 ans. Et bien, vous me croirez si vous voulez, mais j’ai eu droit à deux éclipses pour le prix d’une la même année, presque simultanément ! Une éclipse, lunaire cette fois-ci, du nom de Ségolène. La parfaite réplique de l’éclipse Nicolas. Vous avez peut-être pu l’observer le 15 mars, à 20h50, sur France 2, dans l’émission d’Arlette Chabot A vous de juger. Au bout de la 25e minute, Ségolène Royal reprend une notion du général de Gaulle, et oui, concernant la compatibilité entre la modestie de la France et la grandeur de la France  ! « Il a raison », le général de Gaulle, déclare-t-elle fièrement.

Comment ça, c’est tout ? Attendez la suite !

La rupture, ça vous dit quelque chose ? Nicolas Sarkozy, UMP, Jacques Chirac… vous devriez retrouver maintenant. Vous n’avez pas assez d’éléments de réponse ? Et bien écoutez la belle Ségolène, elle en parle elle aussi, toujours chez Arlette (Chabot bien sûr !) à 39 minutes et 58 secondes : « Le parti socialiste a dit cela, moi, j’ai dit un certain nombre de choses ». Ca y est, vous avez trouvé, la rupture de Nicolas Sarkozy avec les anciennes méthodes de son parti, l’UMP ! Et bien oui, la rupture, ça marche aussi  pour le PS !

Mais Ségolène, qu’on croit souvent moins téméraire que son meilleur ennemi, va encore plus loin ! Revenez un peu en arrière, à la 5e minute de l’émission. Elle fait du 2 en 1 ! Entendez par là, du Gaullisme et de la rupture ! Du Gaullisme en revendiquant la relation particulière entre LA personnalité politique et son peuple ; on peut alors parler de Royalisme, la version moderne du Gaullisme. Et de la rupture en s’affranchissant de son parti oppressant.

Je cite : « Une élection présidentielle, par nature, est un lien direct entre une personne et le peuple français. Ce n’est pas l’élection d’un parti politique. Ce n’est pas une élection législative. Le Parti socialiste et les autres partis de Gauche (les Radicaux, le Mouvement des citoyens), mais bien au-delà, puisque pour rassembler une majorité dans le pays, il faut rassembler bien au-delà des partis politiques, ceux qui se retrouvent sur les valeurs que je défends. […] Par définition, c’est la nature même de l’élection présidentielle, il m’appartient d’être libre et d’être en cohérence avec mon histoire. »

La voilà, notre Ségolène Royal, ne se revendiquant plus d’un parti mais d’un courant, conformément à la volonté du général de Gaulle, qui ne souhaitait pas que le Gaullisme devienne un parti (même si les évènements l’y ont contraint).

Je reprends mon souffle, je réfléchis, j’essaie de voir si en votant à Droite, je voterai bien à Gauche, ou si en votant à Gauche, je voterai bien à Droite. Le calcul est savant, c’est pourquoi je vous dit au revoir, le temps de résoudre cette équation infernale ; une équation qui, elle aussi, revendique son droit à la complexité en relevant à la fois des mathématiques et de la philosophie.

Yoann GILLET

17 mars 2007

Sarkozy à Tours

Nicolas Sarkozy se rendra à Tours, le mardi 10 avril 2007, pour un grand show régional. Près de 10.000 curieux sont attendus dès 17h30 pour ce meeting du Grand Hall, à Rochepinard. Pas moins de 300 personnes seront chargées de la sécurité à cette occasion. Le collectif antifasciste a dores et déjà prévu une manifestation qui partira entre 17h et 17h30 du Palais des sports. Une journée qui s’annonce agitée !

Yoann GILLET

12 mars 2007

Et moi, ne m'oubliez pas !

Vous les connaissez tous, les grands noms de la présidentielle. Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou, Jean-Marie Le Pen, Arlette Laguillet, Olivier Besancenot, Marie-Georges Buffet, Philippe de Villiers, Dominique Voynet. Ils occupent le terrain médiatique quotidiennement dorénavant, à l’aube des élections. Et pourtant, s’ils ont le monopole des médias, ils n’ont pas le monopole de la politique et encore moins des signatures ! Alors que l’extrême Gauche et la Droite nationale, disons extrême Droite, éprouvent bien des difficultés à réunir les parrainages nécessaires à leur candidature, d’autres prétendants quasiment inconnus du grand public ont réussi le coup de maître tant convoité, obtenir les 500 signatures des élus locaux.

On ne les voit jamais dans les médias et pourtant ils peinent parfois bien moins que les « grands candidats ». C’est le cas de Rachid Nekkaz, candidat du Club des élus Allez la France. Ses parrainages, lui, il les détient déjà. Après des années passées dans les quartiers, dans les villages et dans les villes à se préoccuper des clivages sociaux et communautaires, à discuter avec les maires et à écouter leurs discours de détresse, il a su convaincre les élus locaux de sa capacité à faire face aux problèmes de la France. Ce candidat a d’autant plus de mérite qu’il est allé jusqu’à sacrifier ses biens personnels, en vendant sa maison, pour financer sa campagne qui lui coûte cher. Cet amoureux de la France, qui propose dès son accession à l’Elysée la suppression de la fonction de président de la République, n’est pas le seul à convoiter la fonction suprême à l’occasion des élections de 2007. D’autres sont sur le point d'obtenir les 500 signatures, comme Frédéric Nihous, candidat de Chasse-Pêche-Nature et Traditions, qui met en avant sa vision étonnamment progressiste de la société, ou encore Nicolas Dupont-Aignan, le « dernier des Gaullistes », déjà plus connu, qui se revendique de Droite mais avec des idéaux traditionnellement de Gauche.

Loin du bi-partisme et de la politique politicienne, découvrez les dix petits candidats dans l’émission de Paul Amar Etats Généraux, sur France 5. Une émission passionnante qui donne enfin la parole aux oubliés de la présidentielle !

Yoann GILLET

05 mars 2007

Mes copains les médias

medium_bayrou_1_.3.jpgSouvenez-vous ! François Bayrou, le malheureux, le mal-aimé des médias, victime d’une omerta qui visait à le bâillonner, à l’effacer, à dessein d’imposer le duo Ségo-Sarko ! Le 9 janvier 2007, lors de ses vœux à la presse, le centriste tonnait toujours : « J'ai un message pour ces grandes puissances médiatiques: vous n'êtes pas les patrons de la France. Il est clair que vous avez envie que le deuxième tour oppose Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, que cela vous arrangerait pour le présent et pour l'avenir, que vous déroulerez le tapis rouge à vos deux favoris. Mais nous, Français, sommes un peuple de citoyens: nous ne cèderons pas à votre matraquage. » Celui qui se veut le candidat du rassemblement joue parfaitement bien son rôle ; il parle au nom des Français. Culotté Bayrou ? Non, homme politique, tout simplement. 

Cependant, chers amis, vous me croirez si vous voulez, mais le même François Bayrou, celui qui dénonçait avec ferveur, pour ne pas dire acharnement, la suprématie du pouvoir médiatico-politique, cette alliance des puissants cherchant à dominer le monde, cette mafia presque, qui tentait d’écraser le petit François et qu’il fallait absolument détruire, a finalement lui aussi fini par succomber aux plaisirs du pouvoir et de la manœuvre médiatique ! Terminé les méchants médias qui font la propagande de ses adversaires ! Les voici devenus ses amis, ce qui donne tout de suite à la chose un goût plus sucré, plus agréable, beaucoup moins démoniaque ! Et oui, nous sommes tous de grands pêcheurs et François le premier. Mais je ne lui reproche rien à notre centriste adoré, si ce n’est de s’emporter un peu vite sans voir sur le long terme ce qui pourrait lui être profitable. Mais ça rentrera sans doute avec le métier. Ah oui, j’oubliais presque ! Pourquoi cette petite boutade envers notre cher Béarnais. Et bien tout simplement car l’équipe de l’émission Envoyé spéciale a dévoilé au grand public les coulisses du tournage ! Instants délicieux quand le candidat de l’UDF tient absolument à se mettre en scène sur son petit tracteur pour se présenter en homme du peuple. Et les caméras obéissent aux ordres du chef d’orchestre ! Mais elles ne lui avaient pas confié qu’elles passeraient à l’antenne ces quelques images officieusement confidentielles.

Vous me répondrez sans doute qu’évidemment François Bayrou doit se mettre en scène un minimum, ne serait-ce que pour des questions d’esthétique et qu’il n’y a rien d’ignominieux là-dedans. Et vous n’aurez même pas besoin de me convaincre, je suis entièrement de votre avis. Car tout n’est que mise en scène pour l’homme politique comme pour chacun d’entre nous ! Notre façon de nous présenter, de communiquer, d’arriver dans une salle, de prendre la parole en public ou lors de réunions familiales, tout est plus ou moins consciemment travaillé. Seulement voilà, cher François, ne criez donc pas aux armes quand il ne s'agit que de petits vices. C’est bien connu, où il y a de l’homme, il y a de « l’hommerie ». Gardons-nous bien d’ailleurs de critiquer ce que nous rechignons nous-mêmes à corriger chez nous. Oui, les médias sont bien souvent avides de sensations, de duels et la vie est en quelque sorte un gigantesque Western ! Il faut certes se rappeler à l’ordre les uns et les autres de temps en temps, lors d’abus trop flagrants, mais de là  à en faire sa campagne pour la présidence de la République alors qu’on y succombe soi-même à terme ! Cher François, soyons sérieux à défaut d’être parfaits !

Yoann GILLET

Une éléphante, ça trompe énormément !

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Ségolène Royal, la candidate socialiste à la présidentielle, une éléphante ! Croyez-en Julien Dray, Monsieur le conseiller spécial de la conquérante du Poitou, qui la connaît bien. Très bien même, puisqu’il est arrivé à ce poste aujourd’hui, certes à la suite d’une longue histoire politique commune avec la candidate, mais surtout après une vieille amitié et une complicité qui datent de leurs études. Une éléphante qui, affirme-t-il dans l’émission Etats Généraux présentée par Paul Amar, a voulu et subi le retour des éléphants. Curieux sentiment, pris dans une dualité totalement paradoxale. Julien Dray a-t-il essayé de dire qu’on a obligé Ségolène à vouloir le retour des éléphants ? Disons merci à Monsieur le conseiller spécial qui fort heureusement vient vite à notre rescousse afin de préciser sa pensée. La chouchoute du PS souhaite le rassemblement et c’est pour cela qu’elle a fait appel aux vieux de la vieille, nous explique en substance Julien Dray. Dans le même temps, il précise que ce n’est pas elle qui a rappelé les éléphants car sinon, on lui aurait reproché de ne pas réussir à s’en sortir toute seule.

 

A ce stade, faisons le point : elle voulait le rassemblement avec les éléphants, mais ce n’est pas elle qui les a rappelés ! Bon, maintenant, essayons de comprendre en émettant des hypothèses. Première hypothèse, la potentielle future présidente de la République française possède des dons de télépathie et a réussi à faire passer le message à Lionel, Dominique et Laurent par le canal surnaturel, auquel cas le sujet Ségolène Royal pourrait bien intéresser l’ami Dechavanne dans son émission sur les phénomènes étranges. Seconde hypothèse, les éléphants du PS fonctionnent à l’instinct et ont senti que la belle Ségolène les rappelait auprès d’elle. Et c’est cette hypothèse, basée sur l’instinct, que je retiendrai en priorité. Julien Dray, docteur d’un jour spécialisé en zoologie, vient confirmer ma théorie, lui qui a eu l’occasion d’étudier le comportement des éléphants aux côtés de Yann Arthus Bertrand.

« Yann Arthus Bertrand, déclare-t-il, m’a expliqué que dans les troupeaux d’éléphants, ce qui vertèbre le troupeau, c’est la femelle. Les mâles, souvent, s’éloignent du troupeau, ils s’en vont. Et ce qui permet de maintenir l’unité du troupeau, c’est la femelle. Et pourquoi la femelle ? Parce que c’est elle qui distribue l’amour ! »

 

Je suis sûr que vous n’y aviez jamais pensé ! Moi non plus ! Ségolène, c’est l’éléphante qui distribue l’amour et qui, en jouant de son sex appeal visiblement efficace, attire vers elle la horde sauvage de mâles socialistes de tous âges et de tous temps, affamés, en mal d’amour !

 

Merci Julien Dray de cet éclairage nécessaire qui nous permet de mieux comprendre le retour des éléphants. Voilà l’origine de ce rassemblement voulu par Ségolène. Voulu, mais un peu subi. Subi car, comme nous l’explique Monsieur le conseiller spécial qui laisse de côté cette fois-ci l’analyse zoologique pour en revenir à un pragmatisme plus politique, la candidate du PS tient par-dessus tout à éviter les rancoeurs et les médisances. C’est donc sous la contrainte et dans un esprit d’unité, illusoirement consolidé par un ciment de faux-semblants, que le rassemblement du PS a pu s’effectuer, à la surprise générale des citoyens français. Un rassemblement de forme et non de fond. C’est en tout cas ce qui ressort de l’analyse avertie de Julien Dray qui a sans doute, le temps d’une émission, oublié de servir la cause de son parti.

 

Mais la vérité est peut-être ailleurs. Ségolène Royal est a priori la seule à connaître ses véritables motivations pour ce grand rassemblement. Ne préjugeons de rien et attendons sa version, peut-être moins… éléphantesque !

Yoann GILLET

14 février 2007

Interviews sur Radio Campus Tours

medium_RCT.jpg-Direct- Radio campus Tours 
Le 28 novembre 2005, sur Radio Campus Tours, je recevais Renaud Donnedieu de Vabres, le ministre de la Culture et de la Communication. Voici un court extrait de sa réponse à la question de la précarité qui touche les jeunes journalistes. Le son est de qualité moyenne, car l'interview a été enregistrée par appareil photo numérique depuis un poste radio.

05 février 2007

Interviews célébrités sur FRANCE 5


Interview de Guy Bedos (extrait 1)


Interview de Guy Bedos (extrait 2)


Interview de Laurent Gerra (extrait)


Interview de Bernard Giraudeau (extrait)

Bienvenue sur le blog de Yoann GILLET

Je vous souhaite à toutes et à tous la bienvenue. Je salue tous ceux qui me connaissent déjà et auxquels je me fais un plaisir de dédier ce site en leur proposant des photos, des vidéos qui leur rappelleront un temps passé, des souvenirs inoubliables. Mais je vous propose également de construire l'avenir, ensemble, jeunes journalistes et acteurs de la société! Vous, la Nouvelle Génération! Sur ce blog, je me propose de partager avec vous des textes, des reportages et des photos en témoignage de ma vie mais aussi de mes idées, de mes envies, de mes colères, de mes émerveillements. Echangeons, parlons-nous, communiquons et osons ! Osons aborder les sujets les plus pénibles comme les plus agréables ! Osons regarder la société et mettre en avant ses beautés comme ses perversions ! Osons créer notre société et nos futurs projets ! Osons débattre de tout, sans tabou et sans complaisance, dans la plus grande tolérance et le respect de chacun ! Rejoignez-moi et interpellez-moi ! Je sais que vous serez nombreux ! Parce que la vie est une éternelle polémique.

Yoann GILLET

Débats de société sur FRANCE 5

 Au cours de ces débats, je me retouve tantôt dans la situation d'un chroniqueur qui donne son avis, qui exprime un point de vue, tantôt dans la situation d'un interviewer qui se doit de rester neutre.

Débat sur la garde alternée, dans l'émission Etats généraux, présentée par Paul Amar, sur France 5. (extrait)

 

Débat sur l'efficacité de l'homéopathie, dans l'émission Etats généraux, présentée par Paul Amar, sur France 5. (extrait)