22 février 2008

Et si la Terre s’en sortait toute seule ?

9c6830677c07634790c22ea19c0c0387.jpgLaurent Cabrol met les pieds dans le plat et pose la question : et si nous en faisions trop sur le sort de notre planète ? Irrité d'entendre à longueur de journée les alertes récurrentes sur le réchauffement de la planète et la culpabilisation perpétuelle des citoyens sur leur comportement à l'égard de l'écologie, l'homme météo a pris sa plume pour rompre avec la pensée unique verte: Et si la Terre s'en sortait toute seule ? C'est le titre de son nouveau livre, qui change du genre romanesque auquel Laurent Cabrol nous avait habitués. Un livre qui ne devrait pas manquer de déclencher la polémique, à l'heure où la lutte contre la pollution et le réchauffement climatique occupe l'espace médiatique, politique et publicitaire !

L'idée de réflexion initiale est simple : si l'on considère la Terre comme un être vivant, alors elle devrait être capable de se protéger, de se défendre contre les agressions qu'elle subit chaque jour. Autrement dit, la Terre est-elle en mesure de fabriquer elle-même ses propres anticorps ? Peut-elle se sauver par elle-même ? La question est posée, le débat est lancé et l'argumentation couchée sur papier dans ce livre, Et si la Terre s'en tirait toute seule, aux éditions du Cherche Midi. Une réflexion nourrie d'une recherche approfondie qui pourrait bien casser tous nos préjugés !

 Yoann GILLET

06 avril 2007

Les "essayistes politiques", enjeux sans enjeu !

medium_urne_elections_1_.jpgVous connaissez tous les essayistes littéraires, ces auteurs d’essais qui construisent leur pensée via l’encre et la plume. Montaigne fût l’un des plus célèbres. Mais connaissez-vous les essayistes politiques ?

 

Les essayistes politiques sont aussi bien des électeurs que des hommes politiques, des candidats à la présidentielle par exemple. Les essayistes politiques, c’est la catégorie de citoyens qui forge sa pensée et son identité en constante évolution via le vote politique et qui attirera tous les regards lors de ces élections 2007. Les essayistes politiques auront sans doute à porter le poids de la victoire de l’un des prétendants à la présidence de la République. Les essayistes politiques feront pencher la balance au dernier  moment, soit à droite, soit à gauche.

 

Commençons par les essayistes électeurs. Il s’agit de citoyens qui, par rejet et par curiosité, vont offrir leur voix à un candidat inhabituel, parfois même contraire aux idéaux affichés de leur parti de coeur. L’essayiste électeur est animé par au moins deux motivations :

-         la perte de repères chez le candidat ou dans le camps qui requiert habituellement son vote.

-         le partage de valeurs qu’il croyait exclusif, monopolisé par un parti, par une personne ou par un groupe et qui finalement, selon lui, est mieux incarné par un autre.

 

L’essayiste électeur, c’est le contraire de l’électeur suiveur, de l'électeur peureux à l’esprit étriqué, de celui qui vote par habitude, par tradition ou tout simplement par autocensure (ce qui est souvent le cas) toujours pour le même parti qui porte ce qu’il croit être ses idéaux inaliénables. Mais l’essayiste électeur, c’est aussi le contraire de l’électeur protestataire, qui va voter contre un système, contre un candidat, contre ses intérêts et contre ses idéaux. L’essayiste électeur, c’est celui qui va rester fidèle à sa ligne de conduite, à ses convictions, mais qui va remettre en question la pertinence de ses valeurs, de son pragmatisme, de sa morale, de ses idées.

 

Le 21 avril 2002, les essayistes électeurs étaient quasiment absents de la scène politique, laissant la place aux contestataires et aux « malgré eux ». Les contestataires se sont illustrés en grande majorité par le vote Front National et les « malgré eux », pourtant bien responsables de leurs actes, sont les électeurs pince-nez qui ont élu Jacques Chirac à plus de 82%. Nous n’évoquerons pas les désengagés, très absents de la res publica, la chose publique, mais très présents sur la scène politique par leur incroyable record d’abstention au premier tour des présidentielles.

 

Le 22 avril 2007 sera très différent. Les essayistes électeurs seront bien au rendez-vous, avec un enthousiasme plus ou moins prononcé. Ces essayistes porteront très largement les couleurs de la Droite et du Centre. Il y aura très peu d’essayistes socialistes.

De là, nous pouvons dégager différentes familles d’essayistes :

 

-         Les convaincus libres : ces électrons libres qui ne se sentent pas attachés à un parti en particulier et qui vont tenter le vote Bayrou, qui lui-même pour le coup, dans un discours plus ou moins trouble et confus mais bien reçu par les citoyens, en appelle au rassemblement, au-delà des couleurs et des partis politiques.

 

-         Les convaincus retrouvés : ces citoyens socialistes, épuisés par un trop plein de social qui selon eux a tué l’idéal socialiste de 1936 et qui retrouvent chez Nicolas Sarkozy un certain nombre de valeurs perdues par leur ancienne famille.

 

-         Les convaincus honteux : ceux-là ont trois options et trois visages :

              

               . Soit il s’agit d’anciens UDF qui finissent par penser que cette politique du centre est une chimère

et qui donneront leur voix à Sarkozy, candidat le plus proche de leurs idées initialement de Centre-Droit.

               . Soit il s’agit d’anciens UDF qui considèrent aussi cette politique centriste comme une chimère, mais qui voyaient dans la rupture de l’UDF avec la Droite un rapprochement vers le Centre-Gauche. Ceux-là iront alors jusqu’au bout de leur processus identitaire en donnant leur voix à Ségolène Royal (mais ils seront très peu nombreux.)

               . Soit il s’agit, et ils seront majoritaires, de socialistes déçus qui veulent marquer leur désaccord avec la politique de Gauche, mais qui n’oseront pas voter pour la Droite libérale de Nicolas Sarkozy et qui feront alors un compromis en votant Bayrou, partagés entre bonne conscience et courage politique, reniement de leurs valeurs de toujours et volonté de redonner à la France une nouvelle impulsion.

 

Voilà donc le profil atypique de l’électeur de 2007, l’essayiste électeur, qui sera au cœur de la campagne présidentielle. Ne cherchez pas le terme d’essayiste politique dans le dictionnaire, ce concept étant totalement sorti de mon imagination ; vous ne trouveriez que la définition classique de l’essayiste. Mais croyez-moi, le score final entre les candidats ne se jouera que sur ces électeurs. Et les hommes politiques l’ont bien compris, à tel point qu’une nouvelle catégorie est apparue : les essayistes candidats ! Ne me demandez pas qui de l’essayiste candidat ou de l’essayiste électeur est apparu le premier, sinon je vous retourne la question de l’œuf et de la poule.

 

Ce qui est sûr, c’est que du socialiste de Droite Nicolas Sarkozy à la libérale de Gauche Ségolène Royal, en passant par le radical de Gauche sarkoloo-borzyste Bernard Tapie, la politique subit les effets néfastes d’un lifting raté ! A vouloir se faire une nouvelle beauté sans réfléchir, on finit pas être totalement défiguré ! De la politique à l’apolitique, faites vos jeux, rien ne va plus !

 

     Yoann GILLET

17 mars 2007

Sarkozy à Tours

Nicolas Sarkozy se rendra à Tours, le mardi 10 avril 2007, pour un grand show régional. Près de 10.000 curieux sont attendus dès 17h30 pour ce meeting du Grand Hall, à Rochepinard. Pas moins de 300 personnes seront chargées de la sécurité à cette occasion. Le collectif antifasciste a dores et déjà prévu une manifestation qui partira entre 17h et 17h30 du Palais des sports. Une journée qui s’annonce agitée !

Yoann GILLET